| Collection particulière (Daniel Sellier) |
samedi 29 septembre 2012
Reugny : Rue Voltaire
Fossiles datant d'il y a environ 15 millions d'années, lorsque la mer recouvrait la Touraine.
lundi 24 septembre 2012
Reugny sous François Ier (1515-1547)
Contrairement à Louis XI, nous avons très peu de preuves sur la venue de François Ier à Reugny, mais une vieille rumeur locale dit que François d'Alais, propriétaire du château Royal, l'aurait invité, et que, très heureux de son accueil, il lui aurait laissé une belle enveloppe. Ce don est attesté, mais pas la venue du roi.
Médecin de Louis XII, il devint le premier médecin de François Ier qui lui fit des présents et lui accorda des faveurs, comme la châtellenie de Reugny (et donc le Château Royal) en 1518. Il achète la seigneurie d'Orfeuil de 1518 à 1522. Il meurt avant août 1527. La présence du médecin du roi à Reugny est rappelée par l'hôtel de la Toque Blanche, ancien Relais de Poste Royale, construit à cette époque (rue Victor-Hugo).
En effet, il fallait que François d'Allais soit informé rapidement de l'état de santé de Louis XII, puis de François Ier, qui résidaient dans leurs différends châteaux de la vallée de la Loire. Une des maison de la rue Voltaire conserverait un tableau représentant François d'Allais (il y était encore en 1980).
François de Lavardin, seigneur de Boissé, fait construire ou modifier son château dans le style Renaissance, comme en témoigne la chapelle, l'un des derniers vestiges du château.
Le sculpteur italien Jehan Juste (dont la plus célèbre œuvre est le monument funéraire de Louis XII et Anne de Bretagne, à Saint-Denis) possédait vers 1520 le fief des "Jouaneaulx". Il était situé près du Chalantier, sur la route de la Vallée de Cousse, et a été détruit au 19e siècle ou au début du 20e.
Le château de la Côte est agrandi vers 1530, et modifié pour être à la mode de la Renaissance (fenêtres de l'ancien bâtiment, tourelles d'angle ajoutées) pour Marc de la Rüe.
Il conserve de cette époque un petit oratoire, voûté sur croisée d'ogives et une chapelle, dont une fenêtre est éclairée d'un vitrail de la Crucifixion du XVIe siècle (d'origine donc).
Médecin de Louis XII, il devint le premier médecin de François Ier qui lui fit des présents et lui accorda des faveurs, comme la châtellenie de Reugny (et donc le Château Royal) en 1518. Il achète la seigneurie d'Orfeuil de 1518 à 1522. Il meurt avant août 1527. La présence du médecin du roi à Reugny est rappelée par l'hôtel de la Toque Blanche, ancien Relais de Poste Royale, construit à cette époque (rue Victor-Hugo).
En effet, il fallait que François d'Allais soit informé rapidement de l'état de santé de Louis XII, puis de François Ier, qui résidaient dans leurs différends châteaux de la vallée de la Loire. Une des maison de la rue Voltaire conserverait un tableau représentant François d'Allais (il y était encore en 1980).
François de Lavardin, seigneur de Boissé, fait construire ou modifier son château dans le style Renaissance, comme en témoigne la chapelle, l'un des derniers vestiges du château.
Le sculpteur italien Jehan Juste (dont la plus célèbre œuvre est le monument funéraire de Louis XII et Anne de Bretagne, à Saint-Denis) possédait vers 1520 le fief des "Jouaneaulx". Il était situé près du Chalantier, sur la route de la Vallée de Cousse, et a été détruit au 19e siècle ou au début du 20e.
Le château de la Côte est agrandi vers 1530, et modifié pour être à la mode de la Renaissance (fenêtres de l'ancien bâtiment, tourelles d'angle ajoutées) pour Marc de la Rüe.
Il conserve de cette époque un petit oratoire, voûté sur croisée d'ogives et une chapelle, dont une fenêtre est éclairée d'un vitrail de la Crucifixion du XVIe siècle (d'origine donc).
dimanche 23 septembre 2012
Les articles de Mary Wilson
Mary Wilson, qui était venue le 8 mai à Reugny pour la cérémonie en l'honneur du major Herrick, écrit régulièrement dans le journal de sa ville (Columbus Junction, Iowa, 1800 habitants) l'histoire du major. C'est la personne en rouge au centre.
Voici un extrait de son article de mercredi : "Les habitants de ce petit village ont défié les allemands en rendant hommage au pilote décédé, en mettant des fleurs sur sa tombe, en lui faisant des obsèques et en vénérant ce jeune américain qu’ils ne connaissaient même pas. Où trouvaient-ils ce courage ? Pourquoi l’accident de Lawrence Herrick les a-t-il rendus si impétueux ? Très franchement, je n’ai pas de réponse à cette question et je ne l’aurai probablement jamais. Cependant, après m’être rendue à Reugny en mai dernier, je pense que je peux donner mon sentiment personnel. C’est très simple : les français en avaient assez des allemands. Ils ne pouvaient plus supporter la botte tyrannique allemande. Quel courage ces brave gens ont eu de défier les allemands ! Mon admiration pour ces gens est sans limite. Mon amour et mon affection pour eux n’en finiront jamais. J’aimerais vous raconter l’histoire de chacun de ceux que j’ai rencontrés en mai..." (Traduction Daniel Sellier)
Son chapitre 10 sera publié dans la "Columbus Gazette" mercredi.
Voici un extrait de son article de mercredi : "Les habitants de ce petit village ont défié les allemands en rendant hommage au pilote décédé, en mettant des fleurs sur sa tombe, en lui faisant des obsèques et en vénérant ce jeune américain qu’ils ne connaissaient même pas. Où trouvaient-ils ce courage ? Pourquoi l’accident de Lawrence Herrick les a-t-il rendus si impétueux ? Très franchement, je n’ai pas de réponse à cette question et je ne l’aurai probablement jamais. Cependant, après m’être rendue à Reugny en mai dernier, je pense que je peux donner mon sentiment personnel. C’est très simple : les français en avaient assez des allemands. Ils ne pouvaient plus supporter la botte tyrannique allemande. Quel courage ces brave gens ont eu de défier les allemands ! Mon admiration pour ces gens est sans limite. Mon amour et mon affection pour eux n’en finiront jamais. J’aimerais vous raconter l’histoire de chacun de ceux que j’ai rencontrés en mai..." (Traduction Daniel Sellier)
Son chapitre 10 sera publié dans la "Columbus Gazette" mercredi.
vendredi 21 septembre 2012
Reugny : La Galérie
Le cadastre de 1819 :
La ferme a été assez remaniée au XIXe siècle.
Sources : Archives départementales d'Indre et Loire (cadastre)
La ferme a été assez remaniée au XIXe siècle.
Sources : Archives départementales d'Indre et Loire (cadastre)
mercredi 19 septembre 2012
dimanche 16 septembre 2012
Reugny : La Galerie
C'était un fief relevant de la seigneurie de la Graffardière à Auzouer.
En 1696, il consistait en "un corps de logis pour le maître, composé de trois chambres basses, dont deux sont à cheminée,
grenier dessus ; une petite tour au coin dudit logis servant de cabinet ;
une autre chambre y joignant, servant d'écurie, solivée et planchéyée ; une grange ensuite, une étable, têt à porcs ; de l'autre côté est le logis du métayer, composé d'une chambre à cheminée,
un four dedans,
solivée et planchéyée ; en un bout d'icelle sont les étables et bouverie et, en l'autre bout, le bûcher et le cellier ;
les cours, jardin derrière, plusieurs arbres dedans ; le tout contenant un arpent enfermé de haies vives et douves".
En 1774, de nouveaux éléments sont signalés : "une autre tourelle en ruine et réparation depuis nombre d'années, dont il ne reste que partie des murs" et "une grange, une moutonnerie, un toît à porcs au bout de ladite grange ; lesdits bâtiments couverts de tuiles, à l'exception de la tourelle qui est couverte d'ardoises". Plusieurs de ces bâtiments ont disparu à la Révolution. Une des caves dépendant de la Galérie est fermée par une porte ancienne qui peut être datée du 18e siècle.
Sources :
Gérard Troupeau, Neuillé le Lierre, Une paroisse tourangelle sous l'Ancien Régime
En 1696, il consistait en "un corps de logis pour le maître, composé de trois chambres basses, dont deux sont à cheminée,
grenier dessus ; une petite tour au coin dudit logis servant de cabinet ;
une autre chambre y joignant, servant d'écurie, solivée et planchéyée ; une grange ensuite, une étable, têt à porcs ; de l'autre côté est le logis du métayer, composé d'une chambre à cheminée,
solivée et planchéyée ; en un bout d'icelle sont les étables et bouverie et, en l'autre bout, le bûcher et le cellier ;
En 1774, de nouveaux éléments sont signalés : "une autre tourelle en ruine et réparation depuis nombre d'années, dont il ne reste que partie des murs" et "une grange, une moutonnerie, un toît à porcs au bout de ladite grange ; lesdits bâtiments couverts de tuiles, à l'exception de la tourelle qui est couverte d'ardoises". Plusieurs de ces bâtiments ont disparu à la Révolution. Une des caves dépendant de la Galérie est fermée par une porte ancienne qui peut être datée du 18e siècle.
Sources :
Gérard Troupeau, Neuillé le Lierre, Une paroisse tourangelle sous l'Ancien Régime
mardi 11 septembre 2012
Journées du Patrimoine les 15 et 16 septembre !
Le programme des Journées du Patrimoine 2012 (15 et 16 septembre) est en ligne (http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr/fr). Comme les années précédentes, le Château de la Vallière ouvre ses portes, ainsi que l'église d'Auzouer. Le Centre Culturel et d'animation de Reugny (dont je fais partie) renouvelle sa visite guidée sur le thème national de cette année qui est le "patrimoine caché", avec une visite des lieux souterrains du bourg et de l'ancien château de Boissé (rendez-vous le dimanche à 15h sur la place de l'église). Une visite adaptée aux enfants à partir de 8 ans est également organisée (places limitées, sur inscription au 06 29 71 29 35). Enfin, le Château de la Côte ouvre de nouveau sa cour, avec des visites guidées à 10h, 11h, 14h, 15h et 16h, à 2€ par personne (sauf -18 ans, handicapés et demandeurs d'emploi). Une seule chose à faire : Profiter de ces visites !
mercredi 5 septembre 2012
Reugny : La Fortinière
La "Fortignière" existait déjà en 1819, comme le prouve le cadastre.
Elle a ensuite été en grande partie reconstruite. On s'en rend compte grâce au cadastre de 1954 où le plan des bâtiments diffère.
D'importants travaux ont donc eu lieu au 19e siècle et au début du 20e. Aujourd'hui à l'abandon depuis une dizaine d'années, il subsiste un bâtiment à pans de bois,
dont je ne connais pas la fonction,
l'emplacement d'une pièce dont on remarque la cheminée;
un bâtiment à façade en pierre de taille,
un bâtiment, auquel a été accolé une étable à la fin du 19e siècle,
une écurie du 19e qui semble avoir été assez modifiée au 20e siècle,
comme partout dans la ferme, la nature reprend ses droits,
et un hangar du début du 20e siècle.
Cette plaque de la société d'assurance L'Union certifiait que le propriétaire était bien couvert par cette compagnie. Elle témoigne du fort développement de cette activité pendant la seconde moitié du XIXe siècle, qui voit exploser la révolution industrielle en France, mais aussi la transformation des activités financières, y compris dans les communes rurales.
Elle a ensuite été en grande partie reconstruite. On s'en rend compte grâce au cadastre de 1954 où le plan des bâtiments diffère.
D'importants travaux ont donc eu lieu au 19e siècle et au début du 20e. Aujourd'hui à l'abandon depuis une dizaine d'années, il subsiste un bâtiment à pans de bois,
dont je ne connais pas la fonction,
l'emplacement d'une pièce dont on remarque la cheminée;
un bâtiment à façade en pierre de taille,
un bâtiment, auquel a été accolé une étable à la fin du 19e siècle,
une écurie du 19e qui semble avoir été assez modifiée au 20e siècle,
comme partout dans la ferme, la nature reprend ses droits,
et un hangar du début du 20e siècle.
Cette plaque de la société d'assurance L'Union certifiait que le propriétaire était bien couvert par cette compagnie. Elle témoigne du fort développement de cette activité pendant la seconde moitié du XIXe siècle, qui voit exploser la révolution industrielle en France, mais aussi la transformation des activités financières, y compris dans les communes rurales.
lundi 3 septembre 2012
Reugny : Le Château de la Vallière
La tour de gauche, la plus imposante, pourrait être la plus ancienne, mais rien n'est assuré.
Un autre vestige est visible à droite de l'ancien pont-levis, il s'agit de l'emplacement d'une tour. À la Révolution on sait que la tour était déjà détruite et que la petite tour existait (mais depuis quand...?).
Jacques de la Vallière, cité en 1451, est le premier seigneur connu du fief, ce qui ne permet pas de donner une date de construction plus ancienne.
Sources : dictionnaire archéologique de Touraine (Ranjard), société archéologique de Touraine, Archives départementales d'Indre et Loire (65J7).
Un autre vestige est visible à droite de l'ancien pont-levis, il s'agit de l'emplacement d'une tour. À la Révolution on sait que la tour était déjà détruite et que la petite tour existait (mais depuis quand...?).
Sources : dictionnaire archéologique de Touraine (Ranjard), société archéologique de Touraine, Archives départementales d'Indre et Loire (65J7).
mercredi 22 août 2012
Journées du Patrimoine les 15 et 16 septembre
Le programme des Journées du Patrimoine 2012 (15 et 16 septembre) est en ligne (http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr/fr). Comme les années précédentes, le Château de la Vallière ouvre ses portes, ainsi que l'église d'Auzouer. Le Centre Culturel et d'animation de Reugny (dont je fais partie) renouvelle sa visite guidée sur le thème national de cette année qui est le "patrimoine caché", avec une visite des lieux souterrains du bourg et de l'ancien château de Boissé (rendez-vous le dimanche à 15h sur la place de l'église). Enfin, le Château de la Côte ouvre de nouveau sa cour, avec des visites guidées à 10h, 11h, 14h, 15h et 16h, à 2€ par personne (sauf -18 ans, handicapés et demandeurs d'emploi). Une seule chose à faire : Profiter de ces visites !
lundi 20 août 2012
Reugny : L'émeute de 1785
(D'après un texte de Louis Tricot) : Le 8 juin est traditionnellement jour de foire à Reugny. En cette année 1785, elle se tient comme à l'accoutumée, de l'autre côté de la Brenne, à la Croix du coteau. Bien qu'il soit déjà autour de sept heures du soir, nombre de chalands peuplent encore le champs et nombreux sont les clients attablés aux étals, sous la tente des débitants de vins. Ceux-ci sont de deux sortes : les cabaretiers professionnels et des gens d'autres corporations qui, en cette circonstance exceptionnelle, ont apporté quelques fûts après avoir obtenu préalablement l'autorisation de vente ; il n'est pas même exigé d'être habitant de la paroisse pour être admis à devenir "bistrot occasionnel".
Les commis en second : Antoine Croizet et Louis Renard, de la régie des aides d'Amboise, viennent opérer leurs vérifications. Ils s'occupent précisément de la vente du cabaretier Sorin, aux fins de recouvrer le droit correspondant ; ceci fait, ils passent à la tente de René Gallois, un boisselier de Vernou, qui a mené deux quartiers de vin. Il possède un "congé" régulier du bureau de Vernou du 7 juin. Au moyen d'une baguette à feu introduite par la bonde, l'un des commis constate le débit : les sept huitièmes, ce dont le débitant est d'accord ; la somme à payer se monte à 10 livres 12 sols et 1 denier. Le commerçant demande une quittance, que le commis rédige sur la champ et la tend à Gallois ; celui-ci la prend, mais l'autre ne la lâche pas, exigeant l'argent à l'instant. D'un coup sec, le dit Gallois arrache le feuillet et le met en morceaux. "Cet acte de violence nous met dans le cas de représenter au sieur en parlant à sa personne qu'il était d'ordre que le redevable compte la somme due au percepteur avant que celui-ci en remit la quittance, que sa conduite à ce principe donnait lieu de soupçonner de sa part un dessein de s'emparer de la quittance sans en payer le montant." Gallois, alors, avisant les buveurs, leur crie : "Voyez donc ces bougres de voleurs là ! Ils me prennent pour un coquin ! Ils mériteraient bien qu'on leur foute une volée !"
Les hommes, dont le beau-frère de Gallois et un fagoteur d'Autrèche se lèvent : "Il faut faire comme à Châteaurenault : foutre des coups à ces foutus gueux-là !"
Tous, le débitant compris, armés de gros bâtons et de leviers à usage de charrettes, foncent sur les commis, les frappent, les obligent à reculer et s'emparent de leurs chevaux.
Pour se défendre, et intimider leurs agresseurs, les deux agents du fisc tirent leurs sabres et leurs pistolets (seulement chargés à poudre). L'effet est néfaste. Une dizaine de déchaînés, dont Sorin le cabaretier et un tonnelier de Vernou, assaillent de toutes parts les deux commis. Les spectateurs, alentour, vocifèrent : "Tuez ces bougres là" et lancent des pierres.
Les représentants de la loi plient, abandonnant les droits recouvrés. Renard reçoit à l'estomac un coup de levier, Croizet est touché à la poitrine par un autre levier, reçoit deux coups de bâton sur le bras, son sabre est brisé, l'agent du fisc braque son pistolet en direction de son agresseur, un coup le frape au poignet et l'arme tombe.
Les commis désarmés fuient vers le bourg, mais ils sont rejoints au pont sur la Brenne par la meute hurlante. Quelqu'un saisit Croizet au collet, les bâtons se lèvent sur sa tête. C'en est fait, la mort est certaine.
À ce moment, le hasard amène en ce lieu Vaslin, le chirurgien de Reugny. Il se jette dans la mêlée, protège de son corps l'infortuné Croizet. Il pare les coups, en reçoit. Alors survient Renard, moins assailli qui, sabre au point, se frayant un passage, les dégage. Vaslin reste à parlementer avec les rebelles enfin contenus. Avant de faire retraite, les commis déclarent hautement qu'ils vont dresser procès-verbal pour troubles et voies de fait, "garants et responsables des pertes d'argent et des chevaux".
Durant la confection du procès-verbal au domicile du buraliste, sous huées et injures, le chirurgien Vaslin ramène les chevaux. Incontestablement, l'affaire est grave : elle montre la haine et la colère des "rebelles".
Le rapport des commis est étudié à Amboise le lendemain. Une supplique est adressée au régisseur des aides et droits à Paris ; les coupables sont accusés d'avoir "concerté ce complot odieux", ils méritent le "dernier" supplice. Il faut "punir exemplairement ces voleurs assassins qui ont cru comme étrangers et à la faveur d'une rébellion commettre impunément envers les employés de la régie des vols et des violences". S'ils n'ont pas écrasé Vaslin, c'est parce que les émeutiers ont préjugé "que des attentats contre un citoyen fixent bien plus le regard de la justice que lorsque ces mêmes attentats ne sont exercés que contre des commis". Il faut extirper ce préjugé "par un châtiment sévère". "La multitude toujours portée à combattre le fisc, secoue d'autant plus aisément le joug des aides que partout un faible nombre d'employés lui est opposé". Le peuple est dans la dangereuse opinion que les commis ne doivent point faire usage de leurs armes, en sorte que le simple bâton d'un rebellionnaire est pour lui une arme invincible.
Quatre années plus tard, le cahier de doléances de cette même paroisse portait ces phrases (entres autres) : "La nation est vexée sans cesse par les employés à la perception des droits d'aydes toujours occupés à supposer de la fraude dans les cas même où la bonne foi est dans la plus grande évidence."
"Combien... n'exige-t-on pas de formalités dont la plupart sont ignorées et qui n'ont été imaginées que pour mettre plus d'entraves et rendre les particuliers plus exposés à l'avidité des commis, qui n'acquièrent l'estime et la faveur de leurs commettants que par la multiplicité des persécutions et des injustices ?"
Et enfin : "Plus de la moitié de ces droits qui collectionnent puis forment un objet considérable est absorbée par les frais de perception."
Bulletin de la Société archéologique de Touraine :
- Louis Tricot, L'émeute de 1785 à Reugny, Tome XXXVIII, 1977.
Les commis en second : Antoine Croizet et Louis Renard, de la régie des aides d'Amboise, viennent opérer leurs vérifications. Ils s'occupent précisément de la vente du cabaretier Sorin, aux fins de recouvrer le droit correspondant ; ceci fait, ils passent à la tente de René Gallois, un boisselier de Vernou, qui a mené deux quartiers de vin. Il possède un "congé" régulier du bureau de Vernou du 7 juin. Au moyen d'une baguette à feu introduite par la bonde, l'un des commis constate le débit : les sept huitièmes, ce dont le débitant est d'accord ; la somme à payer se monte à 10 livres 12 sols et 1 denier. Le commerçant demande une quittance, que le commis rédige sur la champ et la tend à Gallois ; celui-ci la prend, mais l'autre ne la lâche pas, exigeant l'argent à l'instant. D'un coup sec, le dit Gallois arrache le feuillet et le met en morceaux. "Cet acte de violence nous met dans le cas de représenter au sieur en parlant à sa personne qu'il était d'ordre que le redevable compte la somme due au percepteur avant que celui-ci en remit la quittance, que sa conduite à ce principe donnait lieu de soupçonner de sa part un dessein de s'emparer de la quittance sans en payer le montant." Gallois, alors, avisant les buveurs, leur crie : "Voyez donc ces bougres de voleurs là ! Ils me prennent pour un coquin ! Ils mériteraient bien qu'on leur foute une volée !"
Les hommes, dont le beau-frère de Gallois et un fagoteur d'Autrèche se lèvent : "Il faut faire comme à Châteaurenault : foutre des coups à ces foutus gueux-là !"
Tous, le débitant compris, armés de gros bâtons et de leviers à usage de charrettes, foncent sur les commis, les frappent, les obligent à reculer et s'emparent de leurs chevaux.
Pour se défendre, et intimider leurs agresseurs, les deux agents du fisc tirent leurs sabres et leurs pistolets (seulement chargés à poudre). L'effet est néfaste. Une dizaine de déchaînés, dont Sorin le cabaretier et un tonnelier de Vernou, assaillent de toutes parts les deux commis. Les spectateurs, alentour, vocifèrent : "Tuez ces bougres là" et lancent des pierres.
Les représentants de la loi plient, abandonnant les droits recouvrés. Renard reçoit à l'estomac un coup de levier, Croizet est touché à la poitrine par un autre levier, reçoit deux coups de bâton sur le bras, son sabre est brisé, l'agent du fisc braque son pistolet en direction de son agresseur, un coup le frape au poignet et l'arme tombe.
Les commis désarmés fuient vers le bourg, mais ils sont rejoints au pont sur la Brenne par la meute hurlante. Quelqu'un saisit Croizet au collet, les bâtons se lèvent sur sa tête. C'en est fait, la mort est certaine.
À ce moment, le hasard amène en ce lieu Vaslin, le chirurgien de Reugny. Il se jette dans la mêlée, protège de son corps l'infortuné Croizet. Il pare les coups, en reçoit. Alors survient Renard, moins assailli qui, sabre au point, se frayant un passage, les dégage. Vaslin reste à parlementer avec les rebelles enfin contenus. Avant de faire retraite, les commis déclarent hautement qu'ils vont dresser procès-verbal pour troubles et voies de fait, "garants et responsables des pertes d'argent et des chevaux".
Durant la confection du procès-verbal au domicile du buraliste, sous huées et injures, le chirurgien Vaslin ramène les chevaux. Incontestablement, l'affaire est grave : elle montre la haine et la colère des "rebelles".
Le rapport des commis est étudié à Amboise le lendemain. Une supplique est adressée au régisseur des aides et droits à Paris ; les coupables sont accusés d'avoir "concerté ce complot odieux", ils méritent le "dernier" supplice. Il faut "punir exemplairement ces voleurs assassins qui ont cru comme étrangers et à la faveur d'une rébellion commettre impunément envers les employés de la régie des vols et des violences". S'ils n'ont pas écrasé Vaslin, c'est parce que les émeutiers ont préjugé "que des attentats contre un citoyen fixent bien plus le regard de la justice que lorsque ces mêmes attentats ne sont exercés que contre des commis". Il faut extirper ce préjugé "par un châtiment sévère". "La multitude toujours portée à combattre le fisc, secoue d'autant plus aisément le joug des aides que partout un faible nombre d'employés lui est opposé". Le peuple est dans la dangereuse opinion que les commis ne doivent point faire usage de leurs armes, en sorte que le simple bâton d'un rebellionnaire est pour lui une arme invincible.
Quatre années plus tard, le cahier de doléances de cette même paroisse portait ces phrases (entres autres) : "La nation est vexée sans cesse par les employés à la perception des droits d'aydes toujours occupés à supposer de la fraude dans les cas même où la bonne foi est dans la plus grande évidence."
"Combien... n'exige-t-on pas de formalités dont la plupart sont ignorées et qui n'ont été imaginées que pour mettre plus d'entraves et rendre les particuliers plus exposés à l'avidité des commis, qui n'acquièrent l'estime et la faveur de leurs commettants que par la multiplicité des persécutions et des injustices ?"
Et enfin : "Plus de la moitié de ces droits qui collectionnent puis forment un objet considérable est absorbée par les frais de perception."
Bulletin de la Société archéologique de Touraine :
- Louis Tricot, L'émeute de 1785 à Reugny, Tome XXXVIII, 1977.
mardi 14 août 2012
Neuillé : Villiers
Dans un contrat de vente de 1547, on lit "2 arpents de pré en une pièce, dans l'enclos et sous les fenêtres de la maison seigneuriale".
Le fief de Villiers est saisi en 1579 par Laurent le Blanc, à Nicolas de Maran.
1736 : "Fief de Villiers, la Maison Seigneurialle consistant dans une chambre, une estable, une ecurie, deux petis jardins et une petite cour, et un petit aunée joignant la rivière de Branne".
On ignore aujourd'hui où se trouvait ce château, et quand il a été détruit. Cependant, on peut affirmer sans risquer de se tromper qu'il se trouvait entre l'ancien château de la Roche et le château de la Vallière, et qu'il fut détruit à la Révolution.
Sources :
Archives départementales d'Indre et Loire (65J45 - 65J50)
Gérard Troupeau, Neuillé le Lierre, Une paroisse de l'Ancien Régime
Le fief de Villiers est saisi en 1579 par Laurent le Blanc, à Nicolas de Maran.
1736 : "Fief de Villiers, la Maison Seigneurialle consistant dans une chambre, une estable, une ecurie, deux petis jardins et une petite cour, et un petit aunée joignant la rivière de Branne".
On ignore aujourd'hui où se trouvait ce château, et quand il a été détruit. Cependant, on peut affirmer sans risquer de se tromper qu'il se trouvait entre l'ancien château de la Roche et le château de la Vallière, et qu'il fut détruit à la Révolution.
Sources :
Archives départementales d'Indre et Loire (65J45 - 65J50)
Gérard Troupeau, Neuillé le Lierre, Une paroisse de l'Ancien Régime
dimanche 12 août 2012
Neuillé : Le Moulin de Coudray
Le moulin dépendait du château de la Roche.
1736 : "Le moulin à drap du Coudray, consistant en maison, grange, ecurie, estables, cour, jardin, ouches,rouere tant au dessus qu'au dessous." (barré dans le document)
Vers 1790 : "Le moulin à fouller étoffes du Coudray est situé sur la rivière de Bransle, et consiste dans les oeuvres dudit moulin, ses filles, fillons et ustencils susceptibles d'incendie.
La halle dudit moulin construite en pierres de tailles et moellons. Ensuite de ladite halle une chambre à cheminée avec four construite en moellons et pierres de tailles, couverte en thuilles.
Au levant de ladite halle et chambre, une autre chambre à cheminée construite en colombages et torchis, grenier sur ladite chambre ainsi que sur la première, deux écuries ensuite de ladite chambre construite en moellons et pierres de tailles, greniers sur lesdites écuries, couvertes en thuilles.
Au nord de la halle du moulin et de la première chambre décrite, une grange construite en moellons et pierres de tailles, avec deux touts à porcs au bout, couverts en thuilles."
Le moulin a été tellement restauré qu'on se demande si le seul bâtiment restant est un vestige du moulin, ou si il a été entièrement reconstruit...
Sources :
Archives départementales d'Indre et Loire (65J7 -65J50)
1736 : "Le moulin à drap du Coudray, consistant en maison, grange, ecurie, estables, cour, jardin, ouches,
Vers 1790 : "Le moulin à fouller étoffes du Coudray est situé sur la rivière de Bransle, et consiste dans les oeuvres dudit moulin, ses filles, fillons et ustencils susceptibles d'incendie.
Au levant de ladite halle et chambre, une autre chambre à cheminée construite en colombages et torchis, grenier sur ladite chambre ainsi que sur la première, deux écuries ensuite de ladite chambre construite en moellons et pierres de tailles, greniers sur lesdites écuries, couvertes en thuilles.
Au nord de la halle du moulin et de la première chambre décrite, une grange construite en moellons et pierres de tailles, avec deux touts à porcs au bout, couverts en thuilles."
Le moulin a été tellement restauré qu'on se demande si le seul bâtiment restant est un vestige du moulin, ou si il a été entièrement reconstruit...
Sources :
Archives départementales d'Indre et Loire (65J7 -65J50)
samedi 11 août 2012
Neuillé : Le Moulin du Petit-Villiers
En 1339, les moulins de Villiers appartenaient à Jacquelin de Maran et Isabeau, sa femme.
Sources : Bulletin de la société archéologique de Touraine (1901).
Sources : Bulletin de la société archéologique de Touraine (1901).
vendredi 10 août 2012
Neuillé : Divers
Au XVIIe siècle, Neuillé s'appelait Neuilly-Bourot, le fief étant possédé par les seigneurs du château voisin de Bourot.
Au XVIIIe siècle, Neuillé s'appelait Neuilly le Lierre.
Au XVIIIe siècle, Neuillé s'appelait Neuilly le Lierre.
mercredi 8 août 2012
Neuillé : Le Moulin de Sainte-Croix
Le moulin de Sainte-Croix existait au Moyen-Âge, comme le prouve la coquille Saint-Jacques, et était surement un gite pour les pèlerins.
On voit bien que de part et d'autre, les bâtiments se sont "adossés" à celui-ci.
On voit bien que de part et d'autre, les bâtiments se sont "adossés" à celui-ci.
mardi 7 août 2012
Reugny : La Mairie
La maison bourgeoise qui abrite la mairie date du XIXe siècle.
La grange située dans sa cour servait également d'habitation pour ses domestiques, et date aussi du XIXe siècle.
Elle est détruite en juillet 2012.
La maison bourgeoise est donnée à la commune, et la mairie s'y installe en 1965. De nombreux éléments du XIXe siècle subsistent : le carrelage d'entrée,
un poêle en céramique,
des meubles de style Louis XVI,
l'escalier,
de belles cheminées... Dans ses caves, on peut voir un canon sur lequel est gravé : "Reugny, 1885, RF, Victor Hugo".
Ce n'est pas un hasard, car Victor Hugo est décédé en 1885. Les reugnois ont donc voulu rendre un dernier hommage à l'écrivain le plus populaire de cette époque. On peux lire dans une délibération du Conseil municipal de 1886 que "M. Gues Lingauls sera seul chargé de tirer, ou de faire tirer en sa présence, le canon de la Commune les jours de fêtes nationales et de fêtes publiques, après avoir, au préalable, obtenu la permission de M. le Maire et que nulle autre personne n'aura ce droit sans une autorisation spéciale."
On voit également une plaque pour les morts de 1914-1918 qui a été offerte par Victor Lefébure, le maire de Reugny de 1896 à 1923. Elle devait être autrefois située dans l'ancienne mairie.
Sources : Archives départementales d'Indre et Loire (Registres de délibérations).
La grange située dans sa cour servait également d'habitation pour ses domestiques, et date aussi du XIXe siècle.
Elle est détruite en juillet 2012.
La maison bourgeoise est donnée à la commune, et la mairie s'y installe en 1965. De nombreux éléments du XIXe siècle subsistent : le carrelage d'entrée,
un poêle en céramique,
des meubles de style Louis XVI,
l'escalier,
de belles cheminées... Dans ses caves, on peut voir un canon sur lequel est gravé : "Reugny, 1885, RF, Victor Hugo".
Ce n'est pas un hasard, car Victor Hugo est décédé en 1885. Les reugnois ont donc voulu rendre un dernier hommage à l'écrivain le plus populaire de cette époque. On peux lire dans une délibération du Conseil municipal de 1886 que "M. Gues Lingauls sera seul chargé de tirer, ou de faire tirer en sa présence, le canon de la Commune les jours de fêtes nationales et de fêtes publiques, après avoir, au préalable, obtenu la permission de M. le Maire et que nulle autre personne n'aura ce droit sans une autorisation spéciale."
On voit également une plaque pour les morts de 1914-1918 qui a été offerte par Victor Lefébure, le maire de Reugny de 1896 à 1923. Elle devait être autrefois située dans l'ancienne mairie.
Sources : Archives départementales d'Indre et Loire (Registres de délibérations).
lundi 30 juillet 2012
Neuillé : Les Briqueteries
Un premier four a été construit sur le site en 1854 par Rougé-Desneux Victor, tuilier à Villedômer, ce four permettant la cuisson de tuiles, briques et chaux. En 1864, l'ensemble passe à Moussard-Médard François, jusqu'alors tuilier à la Blondellerie à Monnaie, qui fait construire en 1874 une halle. En 1882, Lihoreau-Boulay François, tuilier, en devient propriétaire et fait construire en 1889 un nouveau four ainsi qu'une seconde halle et une maison sur une parcelle voisine.
Le four de 1854 et celui de 1889 étaient identiques, à ciel ouvert, à feu intermittent et flammes longues, chacun d'une capacité de 15m3 et permettant la cuisson de tuiles, briques, carreaux et chaux. La matière première était tirée de carrières d'argile situées au sud et à l'ouest de la commune.
Si le premier four utilisait des végétaux comme combustible, le second était prévu pour utiliser le charbon, or il semblerait que cela ne fut pas le cas puisqu'en 1910 les deux fours étaient chauffés avec des ronces. Les propriétaires étaient heureux de ce débouché. Ils faisaient couper les ronces par des femmes le long des chemins et fossés, elles devaient être liées par une "rote" (lien de bois vert) et avoir un diamètre de 0,70, on les appelait "bourrée". La briqueterie les payait 3 à 4 sous par fagot. Il en fallait 2000 par journée de cuisson. Raymond Crochard avait raconté à M. Foussard que pour une journée de 11 heures, il avait 3,50 fr, ce qui faisait 21,50 fr par semaine. "La briqueterie marchait avec un ouvrier à tenir, Mr Reboussin, les autres manœuvres étaient employés à temps partiel. À 12 ans, on avait 15 fr par moi et l'on était nourri." En 1911, la fabrique de briques passe à Chauveau-Gasnier René, briquetier, et en 1914 à la société des Grandes Briqueteries de Neuillé le Lierre.
Cette société développe à compter de 1919 la mécanisation du cycle de fabrication et fait construire un nouveau four de conception plus moderne afin de remplacer les deux existants.
Le four était à feu continu et flamme courte. Il était de plan rectangulaire avec deux galeries de chambres de cuisson en parallèle.
La distribution du combustible, charbon pulvérulent, se faisait automatiquement par des trémies percées dans la voûte des chambres de cuisson, l'évacuation des fumées se faisant par des orifices dans le sol en extrémité des chambres, et des conduits souterrains jusqu'à la cheminée.
Ce four était destiné essentiellement à la cuisson de briques et carreaux d’excellente qualité.
En 1931, le site passe aux frères Fouché Pierre et Guy, ingénieurs, puis en 1935 à Tessier Fernand. L'activité va décliner jusqu'en 1948 et cesse définitivement en 1949. Les installations sont alors démantelées, les machines vendues, les bâtiments détruits, la cheminée abattue dans les années 1970,
et enfin un lotissement construit sur le terrain occupé précédemment par la briqueterie.
Sources : Archives départementales d'Indre et Loire (97J16).
Le four de 1854 et celui de 1889 étaient identiques, à ciel ouvert, à feu intermittent et flammes longues, chacun d'une capacité de 15m3 et permettant la cuisson de tuiles, briques, carreaux et chaux. La matière première était tirée de carrières d'argile situées au sud et à l'ouest de la commune.
Si le premier four utilisait des végétaux comme combustible, le second était prévu pour utiliser le charbon, or il semblerait que cela ne fut pas le cas puisqu'en 1910 les deux fours étaient chauffés avec des ronces. Les propriétaires étaient heureux de ce débouché. Ils faisaient couper les ronces par des femmes le long des chemins et fossés, elles devaient être liées par une "rote" (lien de bois vert) et avoir un diamètre de 0,70, on les appelait "bourrée". La briqueterie les payait 3 à 4 sous par fagot. Il en fallait 2000 par journée de cuisson. Raymond Crochard avait raconté à M. Foussard que pour une journée de 11 heures, il avait 3,50 fr, ce qui faisait 21,50 fr par semaine. "La briqueterie marchait avec un ouvrier à tenir, Mr Reboussin, les autres manœuvres étaient employés à temps partiel. À 12 ans, on avait 15 fr par moi et l'on était nourri." En 1911, la fabrique de briques passe à Chauveau-Gasnier René, briquetier, et en 1914 à la société des Grandes Briqueteries de Neuillé le Lierre.
Cette société développe à compter de 1919 la mécanisation du cycle de fabrication et fait construire un nouveau four de conception plus moderne afin de remplacer les deux existants.
Le four était à feu continu et flamme courte. Il était de plan rectangulaire avec deux galeries de chambres de cuisson en parallèle.
La distribution du combustible, charbon pulvérulent, se faisait automatiquement par des trémies percées dans la voûte des chambres de cuisson, l'évacuation des fumées se faisant par des orifices dans le sol en extrémité des chambres, et des conduits souterrains jusqu'à la cheminée.
Ce four était destiné essentiellement à la cuisson de briques et carreaux d’excellente qualité.
En 1931, le site passe aux frères Fouché Pierre et Guy, ingénieurs, puis en 1935 à Tessier Fernand. L'activité va décliner jusqu'en 1948 et cesse définitivement en 1949. Les installations sont alors démantelées, les machines vendues, les bâtiments détruits, la cheminée abattue dans les années 1970,
et enfin un lotissement construit sur le terrain occupé précédemment par la briqueterie.
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