Affichage des articles dont le libellé est Neuillé : Brouard. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Neuillé : Brouard. Afficher tous les articles

samedi 29 décembre 2012

Neuillé : Brouard

Sur le cadastre de 1819, on voit bien que tous les bâtiments qui composaient le château ont déjà disparu.
Sur le cadastre de 1936, on remarque un hangar à la place de l'habitation actuelle.
Il devait être en bois, car à l'arrière de la maison on remarque les poteaux qui ont été intégrés. La partie couverte en tôle est construite au 19e siècle.
Sources : Archives départementales d'Indre et Loire

mercredi 26 décembre 2012

Neuillé : Brouard

À la mort de Louis de Lavardin, vers 1555, la métairie avait été détachée du fief et c'est son petit-fils, Antoine de Lavardin, seigneur de Ranay et de Boissay, qui en avait hérité. Sa fille, Charlotte de Lavardin, la porta dans la famille de son mari, Gilbert de Préaux, qu'elle épousa en 1593. À son tour, Louise-Françoise de Préaux, arrière-petite-fille de Gilbert, la porta dans la famille de son mari, Louis-François de Savary, qu'elle épousa en 1690.
En 1702 : "la métairie autrefois annexée au fief de Brouard, consistant en maison à demeurer du métayer, grange, têt à bêtes et autres bâtiments, terres labourables et non labourables, près, noues..."
À la mort de Louis-François de Savary, ses héritier vendirent la métairie aux religieuses de l'abbaye Notre-Dame de la Virginité aux Roches-l'Evêque (Loir et Cher), le 15 septembre 1729. Par la suite, les religieuses estimèrent que "le revenu annuel qu'elles tirent de la métairie est trop modique et presque entièrement absorbé par les réparations qu'elles sont obligées de faire annuellement aux bâtiments qui la composent, qui sont en très mauvais état". C'est pourquoi le 8 novembre 1757, elles "baillent et délaissent à titre de bail emphitéotique pour 99 années, à Michel Liger, le lieu et métairie de Brouard, consistant en bâtiments pour le fermier, grange, trois étables, lesdits bâtiments totalement en ruine [...], aux charge et condition d'en payer 160£ de rente, acquitter les cens et autres charges, de rebâtir ledit lieu selon le procès verbal, et ensuite l'entretenir chaque année en bonne réparation".
À la suite du décès de Michel Liger, un différend surgit entre ses héritiers, sa veuve et ses enfants, et les religieuses. Celles-ci prétendaient que "des délits et dégradations avaient été causés sur ledit lieu, tant par rapport à l'abât des bois de haute futaie, qu'à cause de la suppression qu'ils ont faite de l'étage d'une chambre qui était au dessus de celle servant au logement du fermier". Quant aux héritiers, ils exigeaient "une indemnité pour raison des augmentations qu'ils ont fait faire aux bâtiments dudit lieu, ainsi que du défrichement des terres incultes".
Jusqu'en 1793, la métairie de Brouard appartenait à l'abbaye de la Virginité, près de Montoire.

Sources : Gérard Troupeau ("Neuillé le Lierre, Une paroisse tourangelle sous l'Ancien Régime").

Neuillé : Brouard

Dans un aveu rendu en 1494, le seigneur de Brouard déclarait que le prieur de Neuillé tenait de lui, à foi et hommage simple et à 5 sols de service "la grande dîme de Neuilly, tant de blés, vins, charnages, chanvres, lins, pois, fèves, qu'autres dîmes venant et croissant chacun an en la dîmerie ; et à 15 £ de rachat à muance de prieur ; à la rétribution du divin service en l'église de Neuilly, chacun an, ainsi qu'on a accoutumé de faire anciennement ; et vaut la dîme, commun an, de douze à quatorze muids de grenage, et de six à huit pipes de vin". Il déclare également "mon hébergement, ainsi et comme il se poursuit et comporte, avec ses appartenances de maison, grange, têt à bêtes, cour, allées, jardins, ouches, terres labourables et non labourables..."

Sources : 
Troupeau (Gérard), Neuillé le Lierre, Une paroisse tourangelle sous l'Ancien Régime, Tours, Editions CLD, 2005.