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dimanche 19 janvier 2014

L'orage de grêle du 17 mai 1872

Dans le journal "Le XIXe siècle", à la date du 23 mai 1872 : "La grêle parait avoir porté sur la moitié environ de l'étendue de la commune de Vouvray. Elle y a causé des dommages très considérables qui sont venus s'ajouter à ceux qui avaient déjà occasionné la gelée.
Vignes, arbres fruitiers, céréales ont été ravagés. La partie de la toiture des bâtiments exposés à l'ouest a été tellement endommagée qu'elle devra nécessairement être refaite. Il en est ainsi notamment de la mairie et de l'école communale, qui viennent à peine d'être achevées. Les dépendances du château de Jallanges paraissent avoir considérablement souffert.
Les mêmes dégâts sont signalés à Reugny, à Vernou et à Chançay."

samedi 28 septembre 2013

L'orage de grêle du 1er juillet 1930

Dans le journal Le Petit Parisien du 3 juillet 1930 on peut lire : "Un orage d'une rare violence a dévasté hier après-midi le vignoble de Vouvray. À 15 heures, les paysans aperçurent un nuage jaune bien caractéristique qui se transforma en une chute abondante de grêlons de la grosseurs d'une noix. Le vent se leva, arracha les toitures des maisons, déracina les arbres et abattit les poteaux télégraphiques. C'est par suite de cette circonstance que cette catastrophe ne fut connue à Tours qu'aujourd'hui.
Les vignes sont hachées sur 2.000 hectares de Vouvray à Noizay, en passant par Vernou, et sur une profondeur de plusieurs kilomètres s'étendant de Montlouis à Chançay. Outre les vignes, toutes les récoltes sont hachées. 
Les ceps sont complètement dépouillés de leurs feuilles et des grappes qui laissaient prévoir une récolte abondante. Les "souches" sont elles-mêmes atteintes et l'ont craint que l'année prochaine la récolte soit encore compromise.
Dès qu'il connut la nouvelle, le préfet d'Indre-et-Loire s'est rendu sur les lieux en compagnie des maires de Vouvray et de Vernou. Des premières estimations, les dégâts atteignent plus de 10 millions. Des démarches vont être tentées par MM. Proust et René Besnard pour obtenir des secours d'urgence."
De 1930 à 2013, comme le prouvent les photos, il n'y a qu'un pas ! Si on compare ces deux catastrophes, on remarque que l'orage de 1930 a été plus important, avec 2.000 hectares de vignes touchées contre 1.500 en 2013. On peut aussi noter que l'année 1930 est classée "millésime médiocre"...

samedi 13 juillet 2013

Orage de grêle du 30 juillet 1737

À la suite d'un orage de grêle, l'assemblée des habitants de Neuillé adressa le 4 août 1737 à l'Intendant de Tours et au président de l'Election d'Amboise une supplique dans laquelle ils disaient "que le mardi trente juillet dernier, sur les cinq à six heures du soir, la grêle a tellement donné sur les vignes, terres en blés, orges et avoines, fruit des arbres, chanvrières et autres biens qui étaient sur la terre, et a tellement gâté tous les fruits, que la perte en est totale et qu'il ne reste rien dans lesdites vignes, blés et autres fruits ; en sorte que lesdits habitants se trouvent en entier privés des fruits de la récolte de la présente année et que le peu qui en reste n'est pas capable de payer les frais de ladite récolte ; que les fourages sont de même tous gâtés ; que la plupart des terres qui étaient en guérets pour y mettre des graines aux semailles prochaines, ont tellement été dégriffées par les eaux qui ont tombé de cet orage, qu'il ne sera possible d'y pouvoir rien semer, qu'en rapportant des terres nouvelles dans une grande partie d'icelles qui ont été creusées par des ravines causées par ledit orage ; en sorte que lesdits sieur curé et habitants supplient très humblement Mgr l'Intendant de cette Généralité et Mrs le président et élus dans l'Election d'Amboise, d'avoir égard, lors de la répartition des tailles et autres impositions, à la perte totale que font lesdits habitants".

Sources : 
Gérard Troupeau, Neuillé le Lierre, Une paroisse tourangelle sous l'Ancien Régime

samedi 6 juillet 2013

Trois semaines après la tempête, Reugny panse ses plaies

Trois semaines après l'orage de grêle qui toucha sérieusement le plateau situé sur la rive droite de la Brenne, mais aussi la plupart des maisons autour du hameau de Mélotin, l'heure est à la protection. 

Quasiment toutes les maisons de cette zone sont aujourd'hui couvertes de bâches en l'attente d'une réparation, les couvreurs étant débordés.
Mais certaines toitures bien abîmées ne sont pas encore protégées.

 Pour ce qui est des cultures, certaines sont totalement détruites, aussi bien à Reugny qu'à Neuillé.
 C'est la même chose pour les vignes, qui pourraient en pâtir pendant plusieurs années.
Photo prise à cent mètres de la vigne de la photo précédente, preuve de la violence locale de l'averse de grêle...
Enfin, de nombreuses voitures ont également été touchées et présentent d'importants impacts (on compte aussi quelques pare-brises abîmés). Tout comme les couvreurs, les carrossiers ne peuvent pas réparer immédiatement toutes les voitures...!

lundi 17 juin 2013

Orages et grêle à Reugny et Neuillé

Le matin du 17 juin, autour de 5h30, une violente tempête est passée sur la Touraine. L'Agence France Presse en parle : "Deux orages ont déversé à l'aube des grêlons jusqu'à la taille d'un oeuf, dévastant des parcelles du vignoble de Vouvray. "C'est une catastrophe, l'orage a duré une dizaine de minutes et a tout haché. Sur Vouvray et Reugny, des vignes sont détruites à 100%", a déclaré à l'AFP Christian Feray, responsable du château de Moncontour, le principal producteur de cette appellation. "Là, on va perdre, si on est chanceux, les deux tiers" de la récolte, a-t-il estimé. "Même la récolte de l'an prochain est compromise car les rameaux n'auront pas le temps de mûrir d'ici la fin de l'été". A 10H30, les pompiers avaient effectué quelque 260 sorties dans la région de Tours pour des arbres arrachés, des toitures transpercées et des caves inondées. En début de matinée, 13.500 foyers étaient privés d'électricité". Cette dépêche est notamment reprise sur le site de Libération. Un reportage de TF1 est également consacré à cette tempête : http://www.wat.tv/embedframe/425495chuPP3r10610087 
Même plusieurs heures après cette tempête (pas pu me promener plus tôt à cause du bac philo), les conséquences sont encore très visibles ! La Brenne est marron,
de même que la rouère de Mélotin.
Les fleurs ont perdu beaucoup de pétales...
À Mélotin, pas une maison n'a été épargnée par la grêle...
Le plateau entre Mélotin et Neuillé a aussi été très touché...
De nombreux jardins ont été ravagés,
de même que les vignes (de 80 à 100% par endroits),
et les champs (2000 hectares sur Auzouer, Neuillé et Reugny).
En arrivant sur Neuillé, le pont sous l'autoroute semble rempli de paille,
qui s'avère en fait être un mélange de grêle, de terre et de paille... Très difficile à traverser, mais j'y suis arrivé !
Enfin, sur le plateau de Neuillé, certains fossés sont encore pleins de grêle.