lundi 10 décembre 2012

Neuillé : Saint Rigomet

En 1606, le testament de Jean Coustière, sieur de la Fosse, lègue "un quartier de pré sittué près le lieu apellé l'Islon Fidé en la prairie de Saint-Rigommé, en ladite paroisse de Neuilly le Lierre, au fief de Saint-Rigommé, joignant d'un long au pré de Mtre Estienne Mélines, d'autre long au ruisseau quy descend du Vaudamour à la rivière de Branne, d'un bout à ladite rivière, d'autre bout au pré de la chapelle de Saint-Rigommé".
Un acte de baptême de 1653 : "Le mardi premier jour d'octobre l'an 1653, de six à sept heures du matin, la Vve Galais, closier du domaine de la chapelle de Saint-Rigomé, paroisse de Neuilly, filiale du prieuré de Moran, s'est adressé à nous pour nous donner avis qu'elle aurait esté avertie qu'à la porte de ladite chapelle pendait à une ficelle un panier dans lequel il y avait peu de paille, un oreiller dessus et un enfant naissant, depuis peu de temps posé, qui était une petite fille. Et nous étant, pour ce sujet, transporté sur ledit lieu, pour considérer si ledit enfant aurait quelque marque d'avoir reçu le sacrement de baptême et n'y ayant aperçu aucune, l'avons ondoiée sous condition, en tel cas requis, de peur de péril. Et le troisième jour dudit mois, ladite petite fille a été apportée à l'église, qui a reçu les sainte huiles et cérémonies ordinaire de l'église, qui a reçu le nom de Catherine."
Jusqu'en 1791, la métairie de Saint-Rigomet appartenait au prieuré de Morand.
Elle est achetée le 21 janvier 1791 par Emmanuel Peltreau-le-Jeune, tanneur de Château-Renault.
On en conclut donc, grâce à ces documents, que Saint-Rigomer constituait un fief comprenant une métairie et une chapelle, qui appartenait au prieuré de Morand, dépendant lui-même de l'abbaye bénédictine Saint-Florentin de Bonneval. Un religieux du prieuré de Morand desservait la chapelle, il résidait dans ce pavillon très défiguré depuis.
De la chapelle, transformée en étable et incorporée dans le bâtiment de la ferme actuelle, il ne subsiste que deux colonnes cylindriques engagées dans le mur nord de l'étable.
Sources : Gérard Troupeau, Bulletin de la société archéologique de Touraine (G. Troupeau, 2003).

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