mardi 31 décembre 2013

L'année 2013 et ses péripéties climatiques

Nous avons tout d'abord commencé l'année par un peu de neige le 20 janvier...
Puis nous avons eu une grosse inondation le 2 février.
Certaines routes de la vallée ont même été coupées...
Mais c'est bien l'orage de grêle du 17 juin qui restera dans les mémoires, avec ses champs et ses vignes ravagés,
 ses toitures trouées
 et ses voitures cabossées.
 Enfin, la foire à la bernache du 27 octobre, qui aurait été l'occasion pour les vignerons de sauver leur année, a été gâchée par la pluie.
Il ne reste plus qu'à espérer une année 2014 exceptionnelle, ou, au moins, meilleure que celle-ci ! Bonne année à tous !

dimanche 29 décembre 2013

Hommage à M. Foussard

Maurice Foussard est décédé lundi 9 décembre 2013 à l'âge de 99 ans. Bien connu à Reugny et Neuillé, il était notamment passionné de musique et d'histoire. Il dirigea la fanfare de Reugny de 1947 à 1949.
C'est grâce à lui que j'ai pu découvrir l'histoire d'une porte de Boissé et plusieurs anecdotes sur la construction de la ligne de chemin de fer notamment. Passionné par l'histoire locale, il la connaissait sur le bout des doigts et avait presque toujours les réponses à mes questions. Il avait également réalisé plusieurs peintures de Reugny :
Un article de la Nouvelle République lui avait été consacré en 2011, vous pouvez le lire pour en savoir plus sur sa vie.

mercredi 25 décembre 2013

Chançay : Le Manoir de Vaumorin

Le cadastre de 1816 nous permet de voir qu'il n'y a presque pas eu de modifications au niveau du plan général des bâtiments.
On remarque l'agrandissement de ce bâtiment (partie gauche),
 et le remplacement de deux tiers de cet autre bâtiment par des construction modernes au XIXe siècle.
À l'intérieur, les propriétaires ont conservé le mobilier de l'écurie qui avait été aménagée au XIXe siècle.
Dans la cave on peut voir plusieurs signatures de fermiers de la fin du XIXe siècle.
En 1888, le manoir est acheté, toujours avec Valmer, par Paul Lefèvre.
Le 27 février 1927, vers 4h15 du matin, un cyclone dévasta le vouvrillon. Le journal Le Petit Parisien précise qu'à Vaumorin "des bâtiments furent saccagés et le bétail, épargné par l'accident, s'enfuit, affolé, dans les champs." Il est également fait mention de la ferme de Launay, dont plusieurs photos furent éditées en cartes postales, ce qui permet de s'imaginer l'état des bâtiments de Vaumorin.
À Vaumorin, ce sont surtout les bâtiments du XIXe siècle qui seront touchés par le cyclone (à droite de la photo).
En 1949, Vaumorin cesse d'être lié à Valmer suite au partage effectué par M. Lefèvre entre ses deux filles.
En 1980, "les façades et les toitures ; les cheminées en pierre se trouvant, la première au rez-de-chaussée de la partie Est, les deux autres au premier étage dans les parties Est et Ouest" sont inscrits aux monuments historiques par les propriétaires actuels.
Sources : Base Mérimée, Société archéologique de Touraine (2001), André Montoux (Vieux logis de Touraine), Archives départementales d'Indre et Loire.

samedi 7 décembre 2013

Chançay : Le Manoir de Vaumorin

C'était un fief relevant du château d'Amboise.
Il possède une tourelle d'escalier dont le sommet a été arasé,
ainsi qu'un puits, qui peuvent dater de la fin du XVe siècle.
La partie sud du manoir semble être plus ancienne que la partie nord. C'est ce que tend à montrer le chaînage d'angle en pierre de taille au milieu de la façade ouest. La partie nord a dû être ajoutée quelques années plus tard en respectant les masses de la partie déjà existante. Ces deux constructions doivent être datées de la fin du XVe siècle. On remarque une petite ouverture condamnée dans la partie la plus ancienne.
Dans la partie Sud, on remarque une cheminée dont les chapiteaux pourraient permettre de la dater de la fin du XVe siècle.
Les peintures, elles, ont été réalisées ultérieurement (peut-être à la Renaissance).
Une autre cheminée de la fin du XVe siècle est conservée dans la partie nord de l'édifice.
Le fief appartenait à Jean Binet en 1535. C'est peut-être lui qui modifie légèrement le manoir en ajoutant des fenêtres de style Renaissance sur le pignon sud.
Un seul des deux chapiteaux du premier étage conserve des détails qui sont très clairement de la Renaissance.
Le fief passe vers 1565 à André du Morier. C'est certainement lui qui réalise la cheminée du rez-de-chaussée.
Elle présente elle aussi des restes de peintures.
Son décor sculpté est typiquement maniériste, et correspond donc bien à la période d'André du Morier.
La façade Est doit être datée de la même époque.
La porte présente des décors assez finement sculptés.
Les chapiteaux des fenêtres du premier étage sont également très maniérés. 
Enfin , c'est également à lui que l'ont doit surement l'aménagement de l'escalier au milieu de l'édifice.
C'est donc à la fin du XVIe siècle que le manoir prend l'aspect qu'on lui connait aujourd'hui.
Les bâtiments de la ferme sont certainement contemporains du manoir.
 L'un d'eux a conservé des traces d'une ancienne porte.
Au vu de la hauteur du bâtiment, il devait s'agit de la grange.
En 1609, le seigneur de Vaumorin est Louis de la Fons, marié à Madeleine Galland.
En 1621, cette dernière fonde à Vaumorin une chapelle, à laquelle elle donna une rente de 40 livres tournois. Il n'en subsiste que la porte encastrée dans le mur de clôture.
Vaumorin passe ensuite à Madeleine du Perray, femme de Barthélemy de Rigné en 1636.
Gatien Pinon est en propriétaire en 1705.
À partir de 1736, le manoir dépend de Valmer.
Sources : Carré de Busserolle (Dictionnaire d'Indre et Loire), Dictionnaire des communes de Touraine, Rivières tourangelles : la Brenne (SERIA), Le patrimoine des communes d'Indre et Loire.

dimanche 1 décembre 2013

Un cultivateur tue sa femme à coups de pelle et de talon

Dans le journal Le Matin, à la date du 25 janvier 1927 : "Un drame horrible s'est déroulé hier après-midi à la ferme du Gourbier, commune de Ligré. 
Un cultivateur nommé Henri Saillour, 44 ans, originaire de Locmélar (Finistère), a mortellement blessé sa femme, née Marie-Anne Abgral, 45 ans. Il l'a d'abord frappée à coups de pelle sur la tête, puis l'a achevée à coups de talon de soulier. 
Le ménage Saillour était des plus désunis. Pendant la guerre, le mari avait été fait prisonnier. À son retour de captivité, il avait trouvé chez lui deux jumeaux que sa femme avait mis au monde pendant son absence. Il intenta à plusieurs reprises une action en divorce devant le tribunal de Morlaix et, en 1923, il quitta son épouse et la Bretagne pour venir s'installer en Touraine, à Neuillé le Lierre. 
En 1925, son épouse vint l'y retrouver. Environ un an après, le ménage s'installait à la ferme du Gourbier où les disputes reprirent de plus belle. 
Les gendarmes ont appris que le meurtrier s'était livré à des actes immoraux sur sa fillette âgée de 13 ans et on suppose que ces faits constituaient souvent des motifs de querelles familiales. 
Interrogé à ce sujet, le misérable a fait des aveux complets. Il ne manifeste aucun regret du meurtre de sa femme."