dimanche 24 novembre 2013

Reugny : Les vitraux du choeur de l'église

Les vitraux du choeur de l'église datent de 1901 et ont été réalisés par J.P. Florence à Tours. Leur installation prend place dix ans après la reconstruction du choeur de l'église.
Le premier vitrail en partant de la gauche représente sainte Marie-Madeleine.
La scène du bas la représente lavant les pieds du Christ
et la scène du haut priant sur le tombeau du Christ.
Le deuxième vitrail représente saint Martin.
En bas le partage du manteau
et en haut le retour de sa dépouille de Candes à Tours.
Le troisième vitrail représente saint Pierre.
En bas sa première rencontre avec le Christ alors qu'il pèche,
et dans la scène supérieure sa crucifixion la tête en bas.
Le vitrail central est dédié au Christ.
 En bas le Sacré-Coeur, thème à la mode à cette époque,
et en haut la Trinité.
Le cinquième vitrail représente saint Paul.
La scène du bas représente sa conversion,
et celle du haut sa décapitation.
 Le sixième vitrail représente saint Louis avec la couronne d'épine du Christ qu'il ramena de croisade.
En bas il est représenté avec sa mère Blanche de Castille,
 et en haut sa mort pendant une croisade.
 Enfin, le septième vitrail représente sainte Agnès avec un agneau et la palme des martyres.
En bas elle est représentée en prière,
 et en haut elle est condamnée à mort par le tribunal romain.

mardi 19 novembre 2013

Reugny : Les Argouges

Les Argouges étaient un fief, dont il subsiste toujours les fossés. Guymard de Villeblanche est cité en 1389.
La famille de Villeblanche possède le fief des Argouges jusque vers 1450.
La charpente du logis est typique des années 1450-1520,
et celle de la grange a été datée par dendrochronologie de 1484, avec des modifications à la fin du XVe et au début du XVIe siècle.
Le 27 novembre 1521, Henry Emeri acquiert le fief des Argouges.
Le 13 juillet 1565, Jean Tissard rend foi et hommage à la seigneurie d'Orfeuil.
Jean de la Baume le Blanc, seigneur de la Vallière, en est propriétaire en 1625.
Anne II de la Bonninière naît le 19 septembre 1649 et est baptisé à Beaumont-la-Ronce le 15 juillet 1651. Il est dit écuyer et seigneur des Dargouges. Il meurt à Reugny, où il est inhumé dans l'église le 16 avril 1704.
Il a eu deux enfants : Françoise-Isabelle de la Bonninière, née le 19 octobre 1692, baptisée à Reugny le 23 novembre de la même année, et Claude II de la Bonninière, écuyer, seigneur des Dargouges.
Il figure comme parrain à Reugny.
En 1742 le fief appartenait au sieur Mauclair, et dépendait de la seigneurie d'Orfeuil.

Sources : 
Arnaud Paucton (dendrochronologie)
Généalogie de la famille de la Bonninière.

Bulletin de la société archéologique de Touraine :
- Alfred Gabeau, Etude sur le Marquisat de la Vallière et les fiefs qui en dépendent, Tome XIII, 1901-1902.

samedi 9 novembre 2013

Neuillé : La Mauguinière

En 1819, elle appartenait à Norès, musicien à Tours.
La charpente de la grange a vraisemblablement été refaite à la fin du XVIIIe ou au XIXe siècle, puisqu'elle était encore à quatre pans en 1743.
Agrandissement de la ferme en 1859 : construction d'un bâtiment avec les pierres de la ferme de Vauvert à Montreuil, détruite peu avant.
Construction de la cave à la même période,
 ainsi que d'un "toit à porcs".
Il conserve son ouverture pour donner à manger aux cochons :
En 1861, Moisand Louis, propriétaire "parfois aliéné, dangereux", sa femme et leurs onze enfants y habitent.
En 1866, Moisand Louis, cultivateur, sa femme et ses quatorze enfants (de 3 à 20 ans), dont l'aîné, Louis, est manchot y habitent.
Photo de juin 1993 :
Photo d'octobre 1993 :
photo de 1995 :
Et de nos jours :
Sources : Archives départementales d'Indre et Loire, Archives personnelles.

lundi 4 novembre 2013

Neuillé : La Mauguinière

Un papier plié a été trouvé entre deux briques lors de la destruction d'une cheminée. C'est un acte de la Cour Royale de Tours, daté du 23 novembre 1619, qui concerne la saisie de tous les biens de Paul Gaultier (merci à Isabelle Girard pour la transcription !).
En 1666, "la métairie de la Mauguinière, qui relève du fief et seigneurie de Villiers, consiste en un corps de logis ayant deux chambres, l'une à cheminée et l'autre sans cheminée, une grange et un autre corps de logis qui sert d'étable pour les bestiaux, cour jardins..."
En 1743 il est précisé que la chambre à cheminée possède un four, l'autre chambre est devenue une étable, et il y a "un toit à bêtes aussi à côté, grenier et combles dessus couvert de tuiles".
En 1755, elle est habitée par François Georget.
En 1758, il est dit que la chambre est carrelée, avec "cheminée à manteau de bois", et qu'elle est éclairée "d'une croisée au midy et au levant" (porte et fenêtre de gauche). L'écurie est "séparée par un mur de refend, plancher régnant dessus, couverte en thuilles" (porte et fenêtre du centre).
La grange est dite "à quatre fermes" en 1743. Il est précisé en 1758 que dans la grange se trouve "un petit cellier et une écurie aux vaches séparés par des murs de refend, ayant dix toises et demy de long sur cinq toises et demy de large, comble dessus couvert en thuilles." Elle a donc été très modifiée entre la fin du XVIIIe et le XIXe siècle.
Le dernier "corps de logis" sert "d'étable pour les bestiaux" en 1712. Il est précisé en 1743 qu'il est "en long consistant en trois étables à bêtes, un pressoir à côté à casse col au bout desdits bâtiments, le tout sous la même couverture de tuiles". Il a été détruit en 1993.
En 1781, la Mauguinière dépendait de la Côte et était habité par Pierre Lebert et Madeleine Pénilleau sa femme.
Sources :  Archives départementales d'Indre et Loire (12J25 - 12J72 - 12J74), archives personnelles.

dimanche 3 novembre 2013

Première réunion de l'atelier mémoire

Jeudi soir avait lieu la première réunion mensuelle de l'atelier mémoire. Cet atelier a pour but de réunir et conserver tous les souvenirs des anciens de Reugny. Tous les participants se sont montrés très motivés à continuer l'atelier, plusieurs avaient d'ailleurs amené de vieilles cartes postales de Reugny. J'en profite pour remercier une nouvelle fois Mme Freslier qui m'a offert cette carte des années 50 de l'intérieur de l'église !
À suivre donc !