dimanche 27 octobre 2013

Foire à la bernache de Reugny

Aujourd'hui, et ça faisait de nombreuses années que ça n'était pas arrivé, il a plu le jour de la foire à la bernache. À midi, seuls les exposants les plus courageux (et ceux qui avaient de quoi s'abriter) étaient encore là.
Un des nombreux stands de bernache.
 À 14h, le soleil a fait son apparition.
Puis le ciel s'est de nouveau couvert.
Pour s'abriter, on avait le choix entre la bibliothèque, les caves, ou bien l'église...
 À 16h45, il reste quelques exposants.
À 17h, il ne reste plus que les vignerons.
Pour voir toutes les photos, cliquez ici.

vendredi 25 octobre 2013

Personnalité locale : Jeanne Deshayes

Texte presque intégralement extrait du site Compagnonnage.info.
Jeanne Deshayes est née le 13 avril 1796 au moulin du Grand Villiers à Neuillé-le-Lierre.
Elle épouse en 1819 François Jacob, originaire de Chigné (49) et employé à l’hôtel du Croissant à Tours, où elle-même travaille comme cuisinière depuis 1815. Peu de temps après, les époux s’installent dans une auberge rue de la Serpe, à Tours. Entre juillet et novembre 1820, les Compagnons boulangers de Tours, en litige avec l’aubergiste leur ayant jusqu’alors servi de « Père », demandent à madame Jacob d’être leur nouvelle « Mère ». Elle le restera jusqu’à sa mort, en 1863.
Si être la Mère ou le Père des Compagnons de tel ou tel corps assurait à l’auberge un chiffre d’affaires régulier et certain – les Compagnons s’engageaient par contrat à régler les dettes que pouvaient éventuellement laisser les « brûleurs » –, être la Mère des Compagnons boulangers n’avait alors rien d’une sinécure. C’était risquer en permanence de voir son établissement saccagé par les Compagnons des sociétés adverses, et, en conséquence ou en prévision de tels actes, faire face aux perquisitions de police et autres tracasseries d’une administration soucieuse d’éradiquer ces fauteurs de troubles qu’étaient les Compagnons. La Mère Jacob s’attela cependant à la tâche avec une foi et une ardeur sans faille, malgré dix naissances en 16 ans, et une suite cruelle de deuils : sept de ses enfants décéderont de son vivant, ainsi que son mari, en 1846. Mère des Compagnons, elle le fut au point que, les chérissant réellement comme ses propres enfants, ceux-ci la chérirent véritablement comme leur propre mère. À peine plus d’un mois après ses obsèques, les Compagnons boulangers de Tours lancèrent une souscription sur le tour de France afin de lui élever un monument, qui existe toujours (cimetière de la Salle à Tours) et qui, chaque année, continue de recevoir les témoignages d’affection de ses « enfants » et de tous les Compagnons en général.
Sources : Compagnonnage.info

lundi 21 octobre 2013

Deux récoltes de pommes en 1926

Dans le journal L'Ouest-Eclair, à la date du 26 octobre 1926 : "En raison du climat doux qui règne actuellement en Touraine, on peut voir à Reugny un pommier d'espèce hâtive, dite "Madeleine", qui porte une nouvelle récolte de fruits, la seconde de l'année."

samedi 19 octobre 2013

Naître à Reugny en 1792

L'étude des registres paroissiaux de Reugny nous permet d'en savoir un peu plus sur la vie quotidienne des reugnois, et notamment sur les naissances. Dans ce domaine, on nage dans le pathétique :
Des accouchements dramatiques : Le 8 juillet 1792 est inhumée "une anonime décédée dans le sein de sa mère après avoir esté baptisée sur la partie qui s'est présentée et donnait des signes de vie par le sieur Vaslin chirurgien". Catherine Michau, la mère, décède le même jour en lui donnant naissance...
Lorsque la naissance se passe bien, le nouveau-né n'est pas pour autant sûr de vivre plus longtemps.
Des nourrissons abandonnés dans les bois : "Le 10 juillet 1792, nous prestre soussigné avons baptisé un enfant mâle trouvé hier, naissant, dans les bois du Roucheux paroisse de Montreuil, sur un tablier, par Mathurin Penillault, journalier demeurant paroisse de Neuilly, présence de Gabriel et Estienne Quinebault de la paroisse de Montreuil, suivant la déclaration que nous ont fait lesdits et Mathurin Penillault, en présence de Pierre Jambert maire de cette paroisse, Jean Chesneau officier municipal, Jean Aubin serrurier, et Claude Vesnier charpentier, Jacques Martin de cette paroisse, lequel enfant a esté présenté sur les fonts de baptême par ledit Mathurin Penillault et Marie Quiet, et nommé Mathurin"
Des enfants de la Madeleine inhumés à la chaîne, et dont on oublie même l'existence : Suzanne, enfant de la Madeleine, était placée chez Martin Gasnier, elle y décède le 15 août 1792 âgée de quatre mois.
Le 14 novembre, c'est Marie, autre enfant de la Madeleine placée chez lui et âgée de 7 mois et demi, qui est inhumée. Il est précisé qu'elle était décédée "dans la nuit du deux au trois de ce mois" : que s'est-il passé entre-temps ? Le plus probable est qu'elle ait été oubliée...

vendredi 11 octobre 2013

Reugny : Le vitrail de Saint-Médard

Saint-Médard est le patron de la paroisse. Son vitrail a été posé dans l'église en 1950.
Il naît à Salency (Oise) vers 456, où son père, noble franc, possède un vaste domaine. 
Un jour, son père étant revenu de la campagne avec beaucoup de chevaux, il le chargea de les conduire dans le pré et de les y garder quelque temps. C'est alors qu'il aperçut un homme qui avait perdu son cheval par quelque accident et qui n'avait pas de quoi s'en procurer un autre. Médard décida donc de lui offrir un des chevaux que lui avait confié son père.
Dieu lui fit connaître aussitôt que cette action lui était agréable car, une grosse pluie étant survenue, un aigle vint au-dessus de la tête de Médard et le mit à l'abri de ses ailes.
Évêque de Vermand en 530, dont il transporta le siège épiscopal à Noyon, il fut chargé par Clotaire Ier de l'administration du diocèse de Tournai en 532.
Il aurait déclenché une pluie diluvienne de 40 jours pour punir des jeunes paysans qui préféraient aller danser plutôt qu’aller à la messe, d'où le dicton "s'il pleut à la Saint-Médard, il pleut 40 jours plus tard".
Le soleil sur le côté droit du vitrail rappelle que Saint-Médard est un "saint pluvieux", invoqué contre le mauvais temps.
La tradition lui attribue l'institution de la rosière de Salency. La rosière était une jeune fille vertueuse à laquelle, dans certaines localités, on décernait solennellement une couronne de roses accompagnée d'une récompense (dot, livret de caisse d'épargne). C'est cette couronne de roses qu'il tient dans sa main droite.
Il décède à Tournai vers 560.

mardi 8 octobre 2013

Les intérieurs de Valmer en 1929

Dans l'ouvrage "Les anciens châteaux de France" par J. Vacquier, publié en 1929, trois photographies sont consacrées à l'intérieur de Valmer. Sur la première, qui est une cheminée, les peintures doivent être d'origine, contrairement au reste de la cheminée. Le personnage au centre semble être Henri IV, ce qui permet de dater la cheminée de la fin du XVIe siècle. Elle aurait donc été élevée par un Coustelly. La présence d'un portrait d'Henri IV à Valmer peut paraître évidente, car la famille Coustelly a surement gardé un très mauvais souvenir des Guerres de Religions. En effet, en 1562, une troupe de protestants pilla le château, et brûla les pieds de la fille de Jean Coustelly, alors maire de Tours, pour la contraindre de leur dire où il cachait son or et sa vaisselle d'argent. La famille Coustelly dû donc être très soulagée par les actions d'Henri IV.
 Les deux autres photographies présentent une chambre et un salon. Ils sont tous les deux ornés de décorations datant des 17e et 18e siècles.
Tout ceci disparut lors de l'incendie du château le 20 octobre 1948.

mercredi 2 octobre 2013

Les enfants de la Madeleine

L'hôpital de la Madeleine est fondé en 1499 à Saint-Pierre-des-Corps. À partir de la fin du XVIe siècle il accueille les enfants abandonnés dans la ville ou dans les faubourgs. Il est dirigé par les filles de la Charité de 1741 à 1793.
L'un des premiers décès d'un "enfant de la Madeleine" à Reugny est celui de Radegonde le 4 septembre 1765, "âgée d'environ un mois, décédée chez Estienne Rousseau chez qui elle estoit en nourrice". C'est donc vers cette date que des enfants abandonnés commencent à être placés dans des familles de Reugny. Cependant, c'est à partir des années 1770 qu'ils y sont placés en nombre, et qu'on trouve de 20 à 40 décès chaque année.
"Le 16 octobre 1769, nous prêtre soussigné avons inhumé dans le cimetière le corps de Maurice, âgé de trois semaines, décédé d'hier chez Pierre Penilleau, métayer de la Buissonnière, a qui il avait été donné à nourrir par les dames de l'hopital de la Magdelaine". On retrouve plusieurs fois ce Pierre Penilleau et on peut facilement comprendre l'engouement des reugnois à héberger des enfants de la Madeleine. En effet, il a été demandé en 1761 "l'exemption de la Milice pour les enfants propres des particuliers qui se chargeront d'élever ces enfants trouvés, sa Majesté ayant reconnu qu'un pareil privilège ne pourrait qu'augmenter la population des provinces et favoriser la culture des terres, elle a décidé : qu'un enfant trouvé (mâle) lequel parvenu à l'âge de 16 ans aura toutes les qualités nécessaires pour porter les armes, sera admis à tirer au sort de la Milice, au lieu et place d'un des enfants propres, frère au neveu de tout chef de famille qui l'aura élevé dans sa maison. Que ce chef de famille aura la liberté de dispenser de tirer à la Milice celui de ses enfants propres, frère au neveu, vivant dans sa maison ou à sa charge, qu'il voudra faire représenter par ledit enfant trouvé ; Et que si un chef de famille se charge d'élever dans sa maison plusieurs enfants trouvés, ladite exemption aura lieu pour autant de ses enfants propres, frères ou neveux, qu'il aura d'enfants trouvés à présenter ayant l'âge et les qualités ci-dessous prescrites. [...] Je vous prie de prendre connaissance des particuliers et chefs de famille qui dans l'étendue de votre Généralité se chargeront de la conservation et de l'éducation de ces enfants, afin qu'ils puissent jouir dans l'occasion de l'avantage que sa Majesté veut bien leur accorder en cette considération"
Un état de l'administration et des dépenses de l'hôpital de la Madeleine en 1754 nous permet de mieux connaître son organisation : "Un tour dans le mur dudit hôpital à côté de la porte d'entrée, qui est ouvert jour et nuit du côté de la rue, dans lequel les personnes chargées d'enfants à exposer les viennent déposer. 

Il y a une sonnette pour avertir une sœur qui couche dans une chambre basse tenant audit tour, qui dans l'instant les retire du tour, les visite, et les met aux mains des nourrices qui demeurent dans ladite maison [...] Monseigneur l'intendant et les administrateurs crurent que c'était le meilleur moyen, soit pour leur procurer le prompt secours dont ils ont besoin, soit pour les empêcher de périr, et cacher en même temps la honte des familles qui devenait en quelque façon publique par les procès verbaux que les commissaires étaient obligés de faire...
Deux nourrices résident dans ledit hôpital, qui journellement allaitent chacune un enfant et en outre ceux qu'on trouve dans le tour jusqu'à ce qu'on ait averti des nourrices de la campagne et qu'elles soient arrivées audit hôpital...
Comme tous les enfants exposés sont destinés au travail, le bureau a décidé que pour leur forger un tempérament fort et robuste, ils tetteraient un an, et qu'il serait payé aux nourrices chaque mois, cent sols, ce qui fait soixante livres par an...
À l'âge de cinq ans on le retire de nourrice, et on le fait venir à l'hôpital de la Madeleine, où on l'habille conformément aux autres et on le garde jusqu'à l'âge de sept ans qu'on le remet à l'hôpital de la charité qui est obligé de les recevoir...
La supérieure a soin de faire faire tous les linges utiles aux enfants, et qui entrent dans les différents trousseaux, elle inscrit sur le sommier chaque enfant qui est trouvé dans le tour, lui donne un numéro, numérote aussi la note que l'enfant peut avoir avec lui, paye les nourrices tous les trois mois et en retient registre, va en campagne avec une autre sœur et le valet trois à quatre fois l'année, et plus souvent quand le cas le requiert, visite les enfants en nourrice et en sevrage, les change de nourrice quand elle s'aperçoit qu'ils n'y sont pas biens."
Curieusement, si Reugny compte de nombreux décès d'enfants de la Madeleine, ce n'est pas le cas de Neuillé. En effet, pour l'année 1785 on ne dénombre "que" trois décès : "Le 18 de may susdit an par nous soussigné a été inhumé le corps d'un enfant de l'hôpital des enfants trouvés de la magdeleine de Tours nommé Philippe confié à la femme de Claude Moulin le 6 du courrant et décédé d'avant hier âgé d'environ 12 jours". Deux jours plus tard, c'est chez la même nourrice qu'un autre enfant trouve la mort : "Monique, donnée à nourrir à la femme de Claude Moulin le 6 du courrant et décédée de ce jour environ minuit âgée d'environ 14 jours". Ils y avaient été mis le même jour, et semblaient avoir le même âge. Le 10 juillet, nouveau décès chez la même nourrice d'un enfant de 18 mois. Non pas que cette nourrice soit plus mauvaise qu'une autre, c'est simplement que l'espérance de vie des enfants trouvés (mais aussi des enfants "normaux") était très faible, ça doit être pourquoi plusieurs enfants avaient été confiés le même jour : ils savaient que tous ne survivraient pas !
On peut cependant noter certains cas. Par exemple Martin Gasnier : Suzanne, enfant de la Madeleine, était placée chez lui, elle y décède le 15 août 1792 âgée de quatre mois.
Le 14 novembre, c'est Marie, autre enfant de la Madeleine âgé de 7 mois et demi, qui est inhumée. Il est précisé qu'elle était décédée "dans la nuit du deux au trois de ce mois" : que s'est-il passé entre-temps ? Le plus probable est qu'elle ait été oubliée...
À Reugny, l'année 1785 est l'une des années les plus terrible car on compte 65 décès d'enfants "de la Madeleine" sur les 107 décès du village (dont près de la moitié entre juin et août).
Le 14 janvier : Thérèse, 8 jours, "N°7988"
Le 17 janvier : Etienne, 6 jours
Le 20 janvier : Suzanne, 10 mois
Le 21 janvier : Angélique, 1 mois
Le 20 janvier : Jean-Baptiste, 6 ans
Le 13 février : Julienne, 15 ans
Le 17 février : Etienne, 15 jours, "N°8013"
Le 20 février : Blaise, 20 jours, "N°8015"
Le 27 février : Dorothée, 20 jours, "N°8018"
Le 11 mars : André, 1 mois et demi, "N°7961"
Le 15 mars : Mathieu, 6 mois, "N°7902"
Le 17 mars : Geneviève, 7 jours, "N°8057"
Le 17 mars : Rose, 20 jours, "N°8050"
Le 24 mars : Éléonore, 10 mois
Le 29 mars : Saturnin, 4 mois, "N°7963"
Le 7 avril : Marie, 4 ans et 9 mois, "N°7835"
Le 30 avril : Gertrude, 1 an
Le 2 mai : Marguerite, 14 mois
Le 8 mai : Victoire, 14 mois
Le 7 mai : Thècle, 7 mois
Le 26 mai : Isidore, 6 mois
Le 22 juin : Silvine, 10 jours
Le 22 juin : Cyr, 8 jours, "N°8200"
Le 23 juin : Barnabé, 12 jours
Le 15 juin : Michel, 2 mois
Le 25 juin : Charlotte, 3 mois
Le 28 juin : Paulin, 8 jours, "N°8202"
Le 28 juin : Patrice, 15 jours, "N°8193"
Le 30 juin : Simon, 8 jours
Le 30 juin : Agathe, 8 jours
Le 30 juin : Barthélemy, 8 jours
Le 6 juillet : Hilarion, 3 mois
Le 14 juillet : Augustin, 1 an
Le 21 juillet : Bonaventure, 5 jours
Le 22 juillet : Antoine, 6 jours
Le 26 juillet : Thibault, 12 jours
Le 27 juillet : Rosalie, 1 mois
Le 30 juillet : Sophie, 12 jours
Le 30 juillet : Antoinette, 5 jours
Le 1er août : Mélanie, 6 semaines
Le 4 août : Jeanne, 4 mois
Le 5 août : Boniface, 6 semaines
Le 9 août : François, 7 semaines
Le 9 août : Madeleine, 4 mois
Le 12 août : Véronique, 2 mois
Le 12 août : Reine, 4 mois
Le 13 août : Lidoire, 6 mois
Le 13 août : Victoire, 2 mois
Le 18 août : Léon, 4 mois
Le 21 août : Éléonore, 15 jours
Le 30 août : Séverin, 3 mois
Le 1er septembre : Gervais, 20 jours
Le 3 septembre : Théodore, 7 mois
Le 8 septembre : Elizabeth, 3 semaines
Le 13 septembre : Charlotte, 4 mois
Le 20 septembre : Nicolas Joseph, 1 an et demi
À la fin du registre, on peut lire "le 20 septembre a été inhumé un enfant de la Madeleine, décédé chez le nommé Dieulet qui n'avait point de boucle et dont on ne pu avoir le nom ni l'âge quoiqu'on l'ait fait demander à l'hopital. On a depuis reçu la note de l'hopital et rempli le registre." Autrement dit certaines nourrices ne connaissaient même pas le nom des enfants qu'elles gardaient...
Le 28 septembre : Nicolas, 2 ans
Le 30 novembre : Rose, 4 mois, "N°8261"
Le 13 décembre : Robert, 8 mois
Le 19 décembre : Louise, 1 an, "N°7936"
Le 21 décembre : Agnès, 6 ans
Le 23 décembre : Marguerite, 8 mois
Le 24 décembre : Gertrude, 1 an
Le 28 décembre : Justine, 2 ans
Le 14 fructidor an X (1er septembre 1802), l’Hôpital général de La Charité, l’Hôpital de La Madeleine et l’Hôtel-Dieu fusionnent en un organisme unique. En 1825, la mairie de Tours achète le bâtiment, il est ensuite détruit lors de la construction de la gare du canal de jonction du Cher à la Loire. Les enfants abandonnés sont alors placés dans l'hôpital du docteur Bretonneau nouvellement construit.
Sources : Archives départementales d'Indre et Loire (registres paroissiaux - C317 - C318).

mardi 1 octobre 2013

Quand quatre communes voulaient l'hégémonie du Vouvray

Le 4 juillet 1929, dans le journal L'Ouest-Eclair : "La Cour de cassation vient de rendre un arrêt intéressant relatif au droit à l'appellation du vin de Vouvray. Le Syndicat de défense du vin de Vouvray qui comprend les quatre communes de Vouvray, Vernou, Ste-Radegonde et Rochecorbon prétendait que cette appellation était réservée aux seuls vins récoltés sur leurs territoires et déniait aux communes de Noizay, Chançay et Reugny le droit de vendre leur vin sous le nom de Vouvray. La Chambre civile a repoussé la prétention du Syndicat de Vouvray. Elle a jugé que les vignobles des trois communes de Noizay, Chançay et Reugny plantés en pinots de la Loire et cultivés exactement suivant le mode pratiqué dans les quatre communes du Syndicat de Vouvray faisaient partie de l'ensemble géographique ayant les mêmes assises géologiques que les coteaux producteurs du Vouvray. En conséquence, l'arrêt de la Cour reconnait que les vins récoltés sur ces trois communes ont droit à l'appellation de Vouvray."