mardi 30 avril 2013

La route de Neuillé à Auzouer

La route cantonale de Vouvray à Château-Renault est créée en 1835.
Dans les rapports et délibérations du Conseil Général d'Indre et Loire de 1860, on peux lire : "La route départementale n°19, de Vouvray à Château-Renault, forme dans la commune d'Auzouer, diverses courbes très prononcées qui allongent son parcours. La partie comprise entre la borne n°18 et l'entrée principale du château de Pierrefitte est établie à un niveau beaucoup trop bas. Le petit pont en bois offre un débouché insuffisant pour l'écoulement du cours d'eau qu'il reçoit ; d'où il résulte que, pendant la saison d'hiver, la route est couverte d'eau. La chaussée, souvent ravinée, est en partie détruite par le courant, la circulation se trouve interrompue, et les voitures qui se hasardent à passer courent des dangers réels. Une amélioration à l'état de choses actuel est donc d'une urgente nécessité, et je viens vous demander de l'approuver."
En 1862, on peux lire : "Le Conseil d'Etat a émis un avis favorable au projet de rectification de la route n°19 de Vouvray à Château-Renault, dans la traverse de la commune d'Auzouer. Le décret à intervenir sera prochainement rendu, et les travaux, évalués à 5,750 fr., pourront commencer à l'aide de la subvention de 3,000 fr. offerte par le propriétaire du château de Pierrefitte."
En 1866 : "Il existe sur le ruisseau de la Quintenne, qui traverse la route départementale n°19 au lieu dit le Gué-à-l'Ane, dans la commune d'Auzouer, un pont en bois, de 3m40 d'ouverture, qui est en très mauvais état et dont le débouché est insuffisant. Il est urgent de le reconstruire. Le nouveau pont serait en maçonnerie, et son ouverture serait portée à 5 mètres."
Le 7 décembre 1937 "un terrible accident s'est produit à Auzouer, près de Châteaurenault (Indre-et-Loire). Une puissante automobile, montée par huit personnes et conduite par M. Raymond Dubray, âgé de 48 ans, ferblantier à Reugny, s'est retournée au lieu-dit "Pierrefite" à la suite de plusieurs embardées. Le conducteur a été tué sur le coup. Deux des occupants, MM. Delys, hôtelier, et Gerbault, tous deux habitants Reugny, ont été grièvement blessés et transportés dans une clinique de Tours. Les cinq autres occupants de la voiture ont reçu des contusions multiples et ont pu regagner leurs domiciles. La gendarmerie de Châteaurenault a ouvert une enquête en vue de préciser les circonstances exactes de ce terrible accident."
En 1938, le conseil général "émet le vœu qu'à la suite des nombreux accidents, dont deux mortels qui se sont produits entre Auzouer et Neuillé le Lierre, sur le chemin départemental n°46, une signalisation efficace soit faite par les procédés habituellement employés pour prévenir le passage dangereux. Le service vicinal va prendre cette année toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des usagers de la route dans les endroits dangereux, par tous les moyens de signalisation actuellement en usage. Seule la situation financière limitera cet effort à faire."
Sources : Rapports et délibérations du Conseil Général d'Indre et Loire (1860 -  1862 - 1864 - 1866 - 1938), Archives départementales d'Indre et Loire (E dépôt 010 ∅2), L'Ouest-Eclair (8/12/1937).

vendredi 26 avril 2013

Reugny : Rue de la Fontaine et lavoir

Sur le cadastre de 1819, on remarque que le ruisseau est à la place de l'actuelle rue. Il sera dévié et couvert vers 1839. Sur le cadastre on remarque aussi un carré symbolisant une source.
Le lavoir du bourg est construit en 1856 sur cette source,
qui alimente également une fontaine.
La grange collée au lavoir a été construite à peu près en même temps que le lavoir.
Sources : Archives départementales d'Indre et Loire (2Ø194 8).

jeudi 25 avril 2013

Reugny : La Guenaudière

En 1666, "Petite ferme de la Guenaudière composée d'une chambre à cheminée [...] avec four, ayant son entrée au nord, plancher, comble dessus couvert de thuilles. Au couchant de ladite chambre est une grange quarrée comble couvert en thuilles. Ensuite et joignant est une écurie aux vaches, quarrée, avec plancher, comble dessus couvert en thuilles. À côté de l'écurie est un petit toit à porc en roc..."
En 1767, elle apparaît sur un plan d'arpentage de la Côte, avec l'orthographe "Gnodière".
Elle n'apparaît pas sur le cadastre de 1819, elle est donc détruite entre 1767 et cette date, elle se trouvait dans le bois de la Côte, entre le château et le bourg.
Sources : Archives départementales d'Indre et Loire (12J25 - 12J72).

mardi 23 avril 2013

Personnalité locale : Gérard Troupeau

Gérard Troupeau est né en 1927 à Argenteuil, mais il passait ses vacances dans la maison familiale de Neuillé le Lierre, dont sa famille est originaire. Agrégé d'arabe, c'est un universitaire français qui a été professeur des universités à l'Institut national des langues et civilisations orientales, où il a enseigné de 1961 à 1990, et directeur d'études de philologie arabe à l'École pratique des hautes études (IVe section). Il s'était spécialisé notamment sur l'orient chrétien.
Jean-Michel Gorry, secrétaire-adjoint de la Société archéologique de Touraine (dont Gérard Troupeau était un membre très actif), raconte qu'en 1967, "alors qu'il était professeur d'arabe de l'École des langues orientales, c'est vers lui que se tourna le général de Gaulle pour avoir un interprète personnel, indépendant et discret, et c'est une politique que poursuivit quelque temps Georges Pompidou. On ne pouvait faire meilleur choix :  Gérard Troupeau ne maîtrisait pas seulement l'arabe, mais encore l'amharique, le syriaque et même la langue liturgique de l'Ethiopie, le guèze, pour laquelle il avait une dilection particulière. Il eut l'occasion de me confier plusieurs fois combien le général de Gaulle l'avait impressionné. Dans les repas officiels, toujours placé entre l'hôte arabe et le Général, il avait fort à faire. De Gaulle, dans ces moments protocolaires, soignait particulièrement la langue française, et la construction de ses phrases, toujours longues et sinueuses, donnait souvent des sueurs froides à son interprète personnel ; mais Gérard Troupeau dominait son sujet, et tout en jetant un regard malicieux à son épouse en bout de table, il parvenait en même temps à apprécier les mets délicats qui étaient servis. Il n'empêche - il me l'a confié - même à l'opéra, la tension ne se relâchait guère."
Après avoir écrit de nombreux livres, en particulier sur les arabes chrétiens, il publie en 2005 "Neuillé le Lierre, une paroisse tourangelle sous l'Ancien Régime". Il comptait publier un second volume sur l'histoire de Neuillé le Lierre, mais le manuscrit de ce travail lui sera malheureusement dérobé lors du cambriolage de sa résidence secondaire.
Il décède le 15 décembre 2010 à Tours.
Sources : Wikipédia, Société archéologique de Touraine ("Hommage au professeur Gérard Troupeau" de Jean-Michel Gorry, et "Gérard Troupeau : historien des Arabes chrétiens, président de société savante, érudit tourangeau" de Daniel Schweitz).

dimanche 21 avril 2013

Reugny : Les Jauneaux

Le sculpteur Jehan Juste possédait vers 1520 le fief des "Jouaneaulx".
En 1669, il était composé "d'une chambre à cheminée, un four dedans, grenier et comble dessus, grange..." c'était donc une ferme à cette époque, mais elle était encore entourée de murs et de fossés.
En 1819 il n'y a plus aucune trace des douves, si ce n'est une fosse.
Sur le cadastre de 1950 il n'existait déjà plus rien.
Sources : Société archéologique de Touraine, Archives départementales d'Indre et Loire (12J12).

lundi 15 avril 2013

Reugny : Rue Victor Hugo

L'hôtel de la Toque Blanche a été construit au début du XVIe siècle et était un relais de Poste Royale.
Il possède un porche d'entrée et un escalier en bois en colimaçon.
La présence d'une Poste Royale à Reugny s'explique par le fait que le médecin de Louis XII et de François Ier, François d'Alais, habitait au Château-Royal.
Il fallait donc qu'il soit informé rapidement de l'état de santé de sa Majesté qui résidait dans ses différends châteaux de la vallée de la Loire.
Maison à pans de bois du 17e siècle.
 Autre maison à pans de bois, mais non datée et surement plus récente.
Sources : Diverses, Gérard Faucheux.

dimanche 7 avril 2013

Reugny : Rue de la Grange des Dîmes

Sur le cadastre de 1819 on peut voir la grange des dîmes, qui a donné son nom à la rue. Elle sera détruite peu après.
Un autre bâtiment apparaît déjà sur le cadastre, c'est une ancienne ferme qui dépendait peut-être du Château-Royal tout proche.
Sa grange a été transformée en maison d'habitation. 
Au début du 20e siècle, une partie de la grange était déjà habitée.
Le "Castel des Osiers" est construit en 1905 dans le style Art-Nouveau
par Léopold Suberville et Angèle Maupuy sa femme (les deux S et M).
Il dirigeait la Manufacture Tourangelle de Vannerie (19 rue du Gazomètre à Tours, actuelle rue Delpérier), ce qui explique le nom des "Osiers".
La petite maison située à gauche de la carte postale.
Sources : Archives départementales d'Indre et Loire, Daniel Maupuy, observation.

lundi 1 avril 2013

Reugny : La Croix Cocu

Bâtiments de la ferme de la Croix-Cocu (voir ici) qui existaient déjà en 1819.
Le bâtiment du bout est construit au 19e siècle,
celui-ci aussi.
Ce lieu semble avoir été bien approvisionné en eau puisqu'on y trouve un puits
et une pompe à main.
Maison construite en 1891, et qui a la particularité de posséder les inscriptions "RF" et "Mystère". Cette dernière a d'ailleurs donné son nom à l'impasse.
Maison apparaissant déjà sur le cadastre de 1819, mais qui a été très modifiée, si ce n'est reconstruite, au début du 20e siècle.
Un atelier de distillation est créé en 1921 dans une des maisons de la rue.
Sources : Louis Tricot, Archives départementales d'Indre et Loire.