lundi 23 avril 2012

Neuillé : L'Eglise

Une cloche est fondue en 1835, elle sera refondue en 1988.
La nef était recouverte d'une charpente à bardeaux, dont il ne reste que les cinq entraits (poutres horizontales). Les poinçons (poutres verticales) furent supprimés lorsque la voûte en plâtre fut posée en 1853.
En 1855, une table de communion est construite, et le maître-autel de 1757 est détruit et remplacé par un autel beaucoup plus simple et sans retable.
Il disparut à son tour vers 1950.
L'abbé Glassier, curé de Neuillé le Lierre de 1862 à 1869 fait placer la statue de la Vierge à l'Enfant à l'extérieur de l'église, au-dessus de la porte d'entrée.
En 1888, l'archéologue tourangeau Léon Pallustre demande que l'on installe cette statue à l'intérieur de l'église. La statue avait bien souffert, dans sa polychromie, de son exposition aux intempéries. Ce transfert à l'intérieur de l'église se fit dès l'année suivante, elle fut placée dans la nef au-dessus de la porte.
En 1875, la commune de Neuillé demande une subvention au Conseil général pour la réparation de son église. Les travaux sont décidés par le Conseil Général en 1879, pour l'église, dont "la toiture exige des réparations urgentes" et le presbytère.
Photographie de la Société archéologique de Touraine d'une restauration de 1896.
La statue de la Vierge est classée Monument historique en 1907.
La plaque pour les morts de la première guerre mondiale date de 1920.
Le Monument aux Morts est construit en 1921.
Vers 1930 la décoration de l'abside (de la peinture ?) est enlevée.
L'église est inscrite Monument historique en 1948.
En 1949, "M. le Maire informe les membres du Conseil Municipal que certaines vitres de l'églises ont été remplacées par des vitraux et que la dépense a été entièrement supportée par M. le curé d'Auzouer qui dessert la paroisse de Neuillé le Lierre. Ce dernier demande que les vitraux soient protégé par un grillage, aux frais de la commune. Accepté à l'unanimité."
La cloche Bollée est fondue en 1988.
En 1991, le tableau du baptême du Christ, après une chute du mur, est exposé dans la sacristie. Il est restauré en 1994.
La statue de la Vierge est restaurée en 1992 : les nombreuses couches de couleur rajoutées au fil des ans sont enlevées.
La statue à mi-dégagement :
Sources : diverses, Rapports et délibérations du Conseil Général d'Indre et Loire (1875 - 1878 - 1879), Base Mérimée, observation, Société archéologique de Touraine (0135-0376, 0181-0003, 0608-0003), archives d'Indre et Loire (E dépôt 166 M3), Gérard Troupeau ("Neuillé le Lierre, Une paroisse tourangelle sous l'Ancien Régime"), Registres de délibération de la mairie.

samedi 21 avril 2012

Visite du clocher de l'église de Neuillé

Photos de la visite du clocher : cliquez ici.

mercredi 18 avril 2012

Neuillé : L'Eglise

Dans l'épaisseur du mur sud de la nef, une piscine destinée à recueillir l'eau des ablutions fut creusée.
Au début du XVIIIe siècle, une litre seigneuriale (bande dans laquelle les armes du seigneur étaient peintes, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'église) existait sur les murs de l'église de Neuillé, mais l'on ne savait plus à quels seigneurs appartenaient les armes qui y figuraient. En fait, ces armoiries étaient celles de Louis de Lavardin, seigneur de Rasnay et Boissay, qui avait acquis le fief de Bourot en 1542, et celles de sa femme Charlotte du Bec.
Le 5 décembre 1606, Laurent III Le Blanc, seigneur de la Roche et de la Vallière, offrit à l'église des parements d'autel. Ils furent raccommodés en 1654, et un ais de bois fut façonné et appliqué au pied du grand autel pour "conserver les parements" en 1656.
Des modifications furent effectuées sur l'intérieur du choeur au XVIIe siècle : on construisit une voûte en pierre faite d'un berceau en plein cintre reposant sur deux arcades en plein cintre, appliquées le long de ces murs et séparées par un pilier central placé au niveau des meurtrières.
Sous les arcades du mur sud, on perça deux nouvelles fenêtres, une de chaque côté du pilier central qui obturait l'ancienne meurtrière.
Sous une arcade du mur nord, on perça une porte
pour aller dans la sacristie qui fut construite à la même époque.
La voûte vue de dessus :
En 1686, on installa, sous l'arcade qui sépare la nef du choeur, quatre stalles, deux de chaque côté du passage donnant accès au choeur. Elles sont actuellement placées à l'entrée de l'abside.
Le 27 octobre 1696, "À comparu en sa personne, Mre René Bonnette, prieur curé de Neuilly le Lierre, qui a remontré que peu de temps avant son décès, défunt Mr de Forge, seigneur de la seigneurie de Forge, paroisse dudit Neuilly, lui donna un calice d'argent vermeil pour l'obliger à prier Dieu pour le repos de son âme, en sorte que ledit calice appartient sans contredit au sieur Bonnette ; mais comme il a une entière connaissance que l'église dudit Neuilly est en mauvais état de réparations, qu'il y a tout à craindre qu'elle tombe en ruine si l'on ne la fait pas promptement réparer ; qu'il connaît d'ailleurs les habitants fort pauvres qui ne pourraient sans faire un puissant effort payer lesdites réparations, de quoi ils ne pourraient ni voudraient se dispenser ; pourquoi ledit sieur Bonnette, pour d'autant plus faire voir le zèle qu'il a pour que l'église soit bien entretenue, et pour autant qu'il lui est possible décharger les habitants de ladite réparation, il a déclaré qu'il veut bien donner ledit callice pour être vendu et les deniers en provenant être employés aux réparations les plus grosses de ladite église".
Les traces d'une porte qui a été murée sont visibles sur le mur sud de la nef. Jusqu'en 1709, date où elle fut bouchée, cette ouverture donnait accès au cimetière entourant l'église.
La fenêtre de la façade fut obturée en 1728.
En 1736, Michel Cliquebault, procureur-fabricier, paye "au sieur Brocard, maître fondeur, la somme de 30£ pour avoir fondu une des cloches de l'église".
En 1757, la fabrique disposant d'un excédent important, décida de faire construire un nouveau maître-autel, et demanda à André Bongard, menuisier à Vernou, un devis descriptif, dont voici une partie : "La menuiserie sera faite de bois de chêne vieil et travaillé suivant le plan tiré ; elle sera de couleur de pierre peinte. [...] Le sculpteur sera tenu de faire un Saint Esprit avec sa gloire et nuages dans le couronnement ; deux consoles garnies de sculptures ; un pélican dans le milieu de la porte du tabernacle ; l'empattement du crucifix sera sans sculpture ; peindra tout l'autel en deux couches ; une double croix de Malte au milieu du devant de l'autel en menuiserie ; peindra le parement ; fera le tableau sur toile où sera représenté Jésus Christ donnant les clefs à saint Pierre, avec un chérubin ; peindra tout l'autel, tabernacle et gradin en dorure  d'huile ; le marchepied de l'autel sera poli et ciré ; le tabernacle sera doublé de Damas couleur de feu ; [...] l'exposition sera de quatre colonnes tournées et cannelées, avec un petit chapiteau au dessus ; une couronne prendra sur les quatre colonnes, qui sera redoublée par dessus de quatre colonnes qui porteront une fleur de lis à quatre faces..." De ce maître-autel, il ne subsistait plus que "la niche pour l'exposition" dans les années 1990 car il fut détruit en 1855. Aujourd'hui, seul le "petit chapiteau au dessus" subsiste dans la sacristie. Il est en assez mauvais état.
Le tableau du Baptême du Christ est de la fin du XVIIIe siècle.
À la fin du XVIIIe siècle, l'assemblée des habitants se réunissait sous la galerie-porche en charpente reposant sur quatre piliers, aujourd'hui disparue, mais dont subsiste la marche de pierre sur laquelle montait le syndic ou le procureur-fabricier.
Le 24 mai 1789, Urbain Buré fit un marché avec Pierre Feuillastre et Claude Régnard, charpentiers-couvreurs de Château-Renault et de Noizay, par lequel "ils s'obligent solidairement faire, construire et monter toute la charpente qui est à faire à la dite église, 
faire et construire le clocher sur ladite église, 
couvrir ladite église en tuiles et ledit clocher en ardoises".
À cette occasion, une petite porte est percée pour y accéder.
La paroisse formait jusqu'en 1789 un prieuré cure dépendant de l'abbaye de Saint Georges des Bois dont les titulaires chanoines réguliers de l'ordre de Saint Augustin furent inhumés dans le choeur.
Sources: dictionnaire archéologique de Touraine (Ranjard), observations, Gérard Troupeau ("Neuillé le Lierre, Une paroisse tourangelle sous l'Ancien Régime").

samedi 7 avril 2012

Neuillé : L'Eglise

La nef est construite au XIe siècle en petit appareil.
Elle était éclairée, de chaque côté, par trois petites fenêtres à linteau évidé en arc et surmonté d'un cordon de tuiles,
dans l'intervalle desquelles trois fenêtres plus grandes furent percées.
La façade est ouverte d'une porte en plein cintre, dont l'archivolte se compose de trois voussures. 
Construit au XIIe siècle,
le choeur était à l'origine éclairé par deux petites fenêtres en forme de meurtrières, percées au milieu des murs latéraux.
L'abside semi-circulaire voûtée en cul de four, qui termine le choeur,
était éclairé par trois fenêtres étroites, dont les deux latérales furent élargies, et dont la centrale fut bouchée.
Dans la nef, de chaque côté de la grande arcade donnant accès au choeur, il existait deux petits autels latéraux, dont l'un était dédié à Notre-Dame et l'autre à sainte Catherine. Dans une niche en plein cintre pratiquée au-dessus de chaque autel se trouvait une statue. La statue de Notre-Dame était peut-être celle de la Vierge à l'oiseau, en pierre polychrome du XIVe siècle.
La statue de sainte Catherine, aujourd'hui disparue, était en bois polychrome du XVe siècle, et représentait la sainte avec la roue, instrument de son supplice. Au sommet de la grande arcade était accroché un "Christ de gloire", en bois polychrome du XVe siècle, également disparu.
Sources : Base Mérimée, Gérard Troupeau ("Neuillé le Lierre, Une paroisse tourangelle sous l'Ancien Régime").