dimanche 30 octobre 2011

Reugny : Rue Emile Zola

Sur le cadastre de 1819 on peut voir qu'il n'y a pas de bâtiments dans la rue Emile Zola.
Les bâtiments de cette rue ont donc tous été construits à partir des années 1830.
En 1907, la Rue des Ruettes devient la Rue Emile Zola.
La Société des Fermiers réunis, de Paris, crée à Reugny la Laiterie dite "de la Brenne" dans la rue Emile Zola. L'active circulation journalière de ses voitures détériore, à certains endroits, des chemins communaux. Aussi, le 7 février 1913, le conseil municipal demande au préfet de charger le service vicinal de passer avec la société un contrat stipulant la somme "qu'elle devra verser chaque année à titre de contingent dans les dépenses d'entretient des chemins de la commune".
Panneau des années 1930 pour les machines agricoles C Puzenat et panneau des années 1950 pour les "Bernard Moteurs" essence.
Avec la couleur :
Sources : diverses, Louis Tricot, Archives départementales d'Indre et Loire, picturefrance.fr.

vendredi 28 octobre 2011

Personnalité locale : Robert Quilichini

Robert Quilichini est né le 27 décembre 1912 à Neuillé le Lierre.
Admis à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr en 1930 (promotion Joffre), il en sort deux ans plus tard avec le grade de sous-lieutenant et est affecté au 4e Régiment de tirailleurs sénégalais (4e RTS). Désigné pour l'Indochine en juin 1933, Robert Quilichini est muté au 9e Régiment d'infanterie coloniale (9e RIC), puis, promu lieutenant en 1934, il quitte l'Indochine en 1936. Désigné ensuite pour servir en AOF, il débarque à Dakar en juillet 1938 et rejoint le 8e Bataillon de tirailleurs sénégalais (8e BTS). Dès juin 1940, refusant l'armistice, le lieutenant Quilichini quitte le Dahomey et passe au Nigeria britannique. Il y rencontre notamment Henri Laurentie, secrétaire général du Tchad, envoyé par le gouverneur Eboué prendre contact avec les autorités anglaises. Robert Quilichini débarque au Cameroun, à Douala, dans la nuit du 26 au 27 août 1940, pour rallier le territoire avec le colonel Leclerc et une vingtaine d’hommes. Il est alors affecté au 1er Régiment de tirailleurs du Cameroun (1er RTC) avec lequel il prend part à la campagne du Gabon. Promu capitaine, il passe, fin novembre 1940, au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST). Bientôt affecté à l'Etat-major de la Colonne Leclerc il prend part aux campagnes du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie où il est blessé par éclats de mine, le 24 février 1943, au cours des combats de Ksar Rhilane. Le lendemain, il est évacué sur l'Egypte avant de suivre une longue convalescence d'un an en Afrique du Nord. Nommé chef de bataillon, Robert Quilichini est affecté à la tête du 1er Bureau de l'Etat-major de la 2e Division blindée et fait mouvement avec son unité vers l'Angleterre en mai 1944.
Le 1er août, il débarque à Arromanches avant d'obtenir, un mois plus tard et après de multiples demandes, le commandement du 1er Bataillon du Régiment de marche du Tchad (RMT). Faisant preuve d'un grand sens tactique, il se distingue notamment pendant les campagnes des Vosges et d'Alsace, nettoyant le terrain boisé entre Meurthe et Vezouze, traversant Sarrebourg sous un feu meurtrier et passant le premier la Sarre à Sarraltroff, enlevant d'un seul élan les puissantes défenses de Mittelbronn, bastion avancée de la défense du col de Saverne. Il termine la guerre au grade de lieutenant-colonel. En 1946, il est désigné pour prendre le commandement des Troupes françaises de Chine au Yunnan. En 1947, il est affecté en Allemagne et, l'année suivante, en Afrique où il prend le commandement du Détachement motorisé autonome de l'AEF. En 1952, Robert Quilichini passe quelques mois au cabinet du chef d'Etat-major de l'Armée avant de retrouver, avec le grade de colonel, le commandement en Indochine du secteur de Son Tay. Adjoint au général commandant les territoires du Sud Algérien en 1955, il reçoit ses étoiles de général de brigade en 1960 et devient commandant supérieur des Forces armées de la Côte française des Somalis. Commandant supérieur interarmées du groupe Antilles-Guyane en 1965, Robert Quilichini est en 1969, avec le grade de général de division, commandant des Troupes françaises de l'Afrique centrale. Promu général de corps d'armée, il est nommé, en 1970, inspecteur des Troupes de Marine avant d'être admis, en 1972, en 2e Section (réserve). Robert Quilichini est décédé le 20 septembre 1979 à Bayonne. Il est inhumé à Clamart dans les Hauts-de-Seine.
Lien avec Neuillé : Robert Quilichini est né à Neuillé.
Sources : http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/820.html

jeudi 27 octobre 2011

Neuillé : Le Moulin de Sainte-Croix

Cadastre de 1819 :
Vers 1840 : B = "Moulin et maison de Mr Peltier"
H = "Espèce de fossé qu'a fait le sieur Peltier et qui détourne l'eau du moulin du Coudray, allant se perdre dans la fausse rivière"
Grâce au cadastre de 1819 on peut voir que les deux bâtiments ne se touchaient pas,
que la roue est à l'abri mais dans une construction qui n'est pas dans le même ensemble que le bâtiment à côté
et que la grange a été rallongée.
Ces modifications peuvent être de la 2e moitié du 19e siècle, ainsi que la reconstruction du bâtiment
abritant la roue
et le mécanisme.
Les meules ont été conservées et incorporées dans le carrelage par les propriétaires actuels.
Le déversoir est du 19e siècle.
Briqueterie au début du 20e siècle :
Sources : archives d'Indre et Loire (65J216), observations.

dimanche 23 octobre 2011

Reugny : Ponts et Moulin du Pont

1736 : "Le moulin du pont, encienement apellé Le moulin Blanchard, sittué proche le bourg de Reugny, consistant en maison, une petite grange, ecurie, estable, toit a porc, cour, jardin."
Vers 1790 : "Ce moulin est situé sur la rivière de Bransle, près le bourg de Reugny, et consiste dans les oeuvres dudit moulin, les tournants et ustenciles susceptibles d'incendie. La halle dudit moulin construite en colombages et torchis, plancher et grenier sur partie de ladite halle couverts en thuilles. Ensuite de ladite halle, au couchant, deux chambres à cheminée dans l'une desquelles est un four, un cellier, grenier sur lesdites chambres et cellier construits en moellons et pierres de tailles couverts en thuille. Au nord desdits bâtiments une grange et deux écuries construits en colombages et torchis a l'exception du pignon de ladite grange qui est construit en moellons et pierres de tailles, deux touts à porcs audit pignon, greniers sur les écuries, le tout couvert en thuilles."
Il a été entièrement détruit en 1842.
Sources : archives d'Indre et Loire (65J7 - 65J50).